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Ecrit le 17 février 2011 par Dom'

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Palais Royal

Palais Royal

Suivez le guide !

Au programme de cette journée : Musée National, Palais Royal et Wat Phnom.

Le Musée National de Phnom Penh et sa magnifique esplanade, construit par les Français à partir de 1917, occupe un vaste bâtiment de couleur ocre, situé près du Palais Royal de Phnom Penh entre les rue 184 et 178. Officiellement inauguré en 1918, il est nommé en 1920 « Musée Albert Sarraut », en l’honneur du gouverneur général de l’Indochine sous l’autorité duquel il est placé, après être baptisé « Musée du Cambodge »

Il expose les chefs-d’oeuvre de l’art et de l’artisanat khmers en quatre galeries ouvrant sur un patio très agréable. Dans la première, les pièces en bronze de la période pré-historique, dans la deuxième et troisième se trouvent les pièces en grès des périodes pré-angkorienne ( IV-IXème siècles) et angkorienne (Xème et XIVème siècles) et dans la quatrième les pièces en bois et en bronze de la période post-angkorienne (après le XIVème siècle).

Ensuite, suivez-moi vers le Palais Royal ! Il y eut deux « palais royal ». Le premier était situé à Oudong et construit en 1434 sous le règne du roi Ponhea Yat (1405-1467). Le second, celui qui nous intéresse fut construit en 1866 par le roi Norodom au bord du Tonle Chatomouk de Phnom Penh et s’appelait alors Preah Borane Reach Vang Chatomuk Mongkut. Son inauguration officielle eut lieu le 14 février 1870.

Les bâtiments dont la structure est inspirée par la sculpture khmère, sont orientés à l’est, selon les règles sacrées de la construction.
L’extérieur est peint en jaune royal. Ces travaux furent réalisés par des architectes français et khmers. Au début du XXème siècle il abritait la troupe de danse royale et les éléphants royaux.

L’ensemble est composée de plusieurs bâtiments dont la Salle du Trône et un pavillon pour les représentation artistiques. L’enceinte principale du Palais est fermée au public, excepté lors d’occasions particulières telle que l’anniversaire du Roi. Sur une surface d’environ 16 hectares, il offre aux visiteurs de grands jardins où sont construits différents palais et pagodes, qu’on ne se lasse pas de contempler. Protégé et entouré derrière un haut mur, construit en 1866 sous le règne de Norodom, également peint en jaune royal, on y aperçoit les toits du château Khemmarine, le pavillon Chan Chhaya, Preah Keo Morakat, Tévia Vinichhay, …

Parmi les plus visités la Pagode Royale ou Pagode du Bouddha d’Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d’Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d’argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s’agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom.

Parmi les pièces les plus remarquables, un petit Bouddha d’émeraude du XVIIème siècle en cristal de Baccarat est placé au centre, avec en face de lui un Bouddha en or de 90 kg, représentant les bijoux du Roi qu’il a fait fondre, incrusté de 9584 diamants.
Ce Bouddha date de1906, et a été réalisé d’après les mensurations exactes du Roi Norodom..On y découvre un grand nombre d’autres Bouddhas, plus petits. Si vous regardez bien, vous en verrez un recouvert de 1000 diamants !
Tout autour, des vitrines exposent tous les présents offerts au Roi Norodom, à la famille royale et aux autres dignitaires.
L’enceinte du Palais abrite également le Wat Phnom Mondap, dans son écrin de végétation tropicale, qui contient l’empreinte du pied de Bouddha.

Le pavillon en fer, à l’aspect étonnant, fut offert par l’Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III au Roi Norodom 1er, à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez qui faisait gagner aux transporteurs maritimes de l’époque plusieurs longues semaines de contournement de l’Afrique. Il constitue un étonnement lors de la visite du palais de par son architecture « à la française » si caractéristique des années « Eiffel ». Il était souvent utilisé pour des cérémonies importantes et des évènements. De nos jours, il ne se visite plus, en raison de travaux de restauration en cours (janvier 2005).

Et pour finir la visite, allons voir Wat Phnom !

Situé dans l’axe du boulevard Norodom, ce grand rond-point boisé, le Wat Phnom est un monument très célèbre au Cambodge. Surtout par la légende de la fondation de la ville de Phnom Penh. Celle-ci remonte au XVIème siècle, pendant le règne du roi Ponhea Yat :

« Il y avait une dame très riche, nommée Pen. Elle n’habitait pas loin de la rive du fleuve, sur une terre flanquée à l’Est d’une butte conique. Un jour que le fleuve grossissait par les pluies et sortait de son lit, Daun Pen (Daun signifie vieille femme)s’approcha de la berge et vit un grand arbre «koki» qui dérivait. Intéressée par récupérer ce bois précieux, elle invita ses voisins à l’aider à se saisir de cet arbre. Pendant qu’elle le débarrassait de ses branches, Daun Pen découvrit dans un creux de l’arbre quatre images de Bouddha en bronze et une statue en pierre.
Daun Pen et tous les gens alentour furent très contents de cette trouvaille. Ils ramenèrent les idoles en grande pompe jusqu’à la maison de Daun Pen et construisirent un abri provisoire.
Daun Pen demanda aux habitants de venir l’aider à élever une petite colline (un phnom). Et ensuite scier le koki, dont le bois devait servir à construire la charpente d’un sanctuaire (wat). En 1372 Daun Pen avec ses voisins édifia ce sanctuaire sur le phnom et en recouvrit la toiture de chaume (sbau kleang).
Elle y plaça les quatre images de Bouddha » .

Quant à la statue en pierre, elle l’installa au pied du phnom à l’Est parce qu’elle venait au fil de l’eau en provenance du Laos.

On l’appela Nerk ta Preah Chao (l’esprit de Preah Chao).

Enfin on a invité les bonzes à venir habiter au pied du phnom à l’Ouest, d’où le nom de Wat Phnom Daun Pen.

Maintenant on l’appelle « Wat Phnom».

En montant le dos au boulevard Norodom, on découvre, au niveau du stûpa, dans un abri du côté du passage entre le vihara et le stûpa, une représentation votive de la souriante madame Penh.

Le Wat Phnom recouvre actuellement environ 5 hectares.

Au centre il y a un grand stûpa, visible de toute la ville, sur une base carrée de 26m de côté.
La hauteur de ses deux étages s’élève à 42m25.

Le sanctuaire-temple en chaume fut donc construit en 1372, suivi par la première construction qui date de 1434, rénovée ensuite en 1806 et en 1881.

Le temple actuel en briques a été construit en 1925 et contient les restes du Roi Ponhea Yat (1405-1467), ce même roi qui a déplacé Angkor la capitale du Cambodge d’alors, à Phnom Penh en 1435.

Aujourd’hui on dénombre 13 stûpas au rez-de-chaussée et 14 stûpas sur la colline.

De nos jours, le Wat Phnom n’est plus occupé par les bonzes. Il n’y a que des vieilles personnes qui y séjournent pour surveiller.
Très fréquenté les quatre jours saints du mois et les fêtes bouddhiques comme Pchum Ben (fête des Morts) par les pratiquants, la colline est alors parfumée par les baguettes d’encens qui se consument, pour exaucer un vœu. Si le voeu est exaucé, les fidèles reviennent avec les offrandes promises (fruits, fleurs de lotus ou jasmin… ).

Le site sert également de lieux de manifestations officielles.

Dès les premiers rayons de soleil, on peut voir un vieil éléphant faire un petit tour avec une nacelle sur le dos pour 20000 riels ($4) par personne. Aux premières heures de la journée, une multitude de petits commerçants, propos de tout, depuis les objets de culte, jusqu’aux oiseaux porte-bonheur.

On trouve aussi des diseurs de bonne aventure pour prédire l’avenir.

Attention de ne pas trop s’approcher des petits singes, les ainés deviennent très vite agressifs !

Depuis environ quatre vingt dix ans, ce site a été planté d’arbres aux essences spécifiques, constituant un arboretum unique au Cambodge. On retrouve encore une quarantaine d’espèces d’arbres qui ont survécu aux heures difficiles de la ville, portant une plaque bleue avec lettres blanches, pour les identifier.

Pour les lecteurs khmers, ils reconnaitront le célèbre « koki » cet arbre originaire des forêts du confins du Laos, qui est planté en lisière, tout autour du Wat. On peut regretter que ces arbres servent de promotion pour toute sorte d’affichage.

L’entretien de ce petit parc est assuré par une armée de balayeuses qui s’activent dès le petit matin. Quelques heures plus tard, tout est à refaire. Si vous passez près du Wat, de nuit, vous pourrez apercevoir la grande pendule sur la butte dont les heures sont illuminées ainsi que le Wat. La stèle commémorant la récupération des territoires du Nord par le traité de 1907 est également illuminée.

Au premier niveau des stupas, les étrangers se voient taxés de $1, par des gardiens en tenue bleue foncée. Les Cambodgiens y ont accès libre.

Autre particularité : l’horloge du wat carillonne, avec un peu d’avance sur les grandes aiguilles.

En voici quelques images !

Gros poutoun et see you later !

Dom’

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