suivez le tour du monde d'un marseillais

Ecrit le 1 janvier 2010 par Dom'

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carte Nepal

carte Nepal

source Lonely Planet

Introduction

Longtemps fermé aux visiteurs, le Népal s’est ouvert au monde pour devenir le paradis des hippies venus y chercher des extases opiacées. Les temps ont depuis changé et le « toit du monde » est maintenant fréquenté par des randonneurs aux joues roses en quête d’air pur.

Le Népal a su, malgré les turbulences historiques et politiques qu’il a connues, conserver son capital de fascination fait de paysages exceptionnels, de randonnées d’altitude inégalées, de trésors architecturaux, nimbés des mystères de l’hindouisme et du bouddhisme. C’est un pays qui demeure une destination phare des voyageurs.

Destination

Intitulé officiel du pays : République démocratique fédérale du Népal
Capitale : Katmandou
Superficie : 147 181 km²
Population : 28,6 millions d’habitants
Peuples et ethnies : le Népal est peuplé de nombreux groupes ethniques : 15,5% de Chhetri, 12,5% de Bahun, 7% de Magar, 6,6% de Tharu, 5,5% de Tamang, 5,4% de Newar et des Sherpa, Khas, Kirat, Gurung, Rai, Tibétains
Langues : népali, anglais et dialectes locaux (bhojpuri, tharu, tamang, newari, etc.)
Religions : 80,6% d’hindous, 10,7% de bouddhistes, 4,2% de musulmans
Institutions politiques : république fédérale
Président de la République : Ram Baran Yadav
Premier ministre : Madhav Kumar Nepal

Economie

PIB : 31,09 milliards de $US
PIB/Hab : 1 100 $US
Croissance annuelle: 5,6%
Principales activités : agriculture, textile, minerai, tourisme
Principaux partenaires : Inde, Singapour, Japon, États-Unis, Allemagne

Infos pratiques

Visas : tous les visiteurs, à l’exception des Indiens, devront se munir d’un visa dont la durée peut varier de 15 jours à 2 mois (avec entrée multiples). On peut les prolonger jusqu’à 3 mois en faisant la demande sur place. Les randonneurs doivent obtenir des permis de trekking, également délivrés sur place.

Santé : le mal des montagnes peut poser problème à partir de 2 500 m. Certaines précautions sont recommandées : respecter une ascension lente (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2 500 m) et bien s’hydrater. En cas de symptômes de mal des montagnes, arrêter l’ascension. Si les symptômes persistent ou empirent, redescendre, même de nuit. Le pays présente localement quelques risques de méningite à méningocoques et de paludisme. Prévoir une vaccination contre la fièvre typhoïde, les hépatites A et B et les méningites A et C ; veiller à la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite. Des épidémies d’encéphalite japonaise et de diarrhées aiguës peuvent se déclarer en période de mousson (le vaccin contre l’encéphalite japonaise est recommandé uniquement pendant la saison des pluies dans la zone concernée : le Teraï). La saison des pluies terminée (mi-juin à mi-septembre), les risques d’épidémie de choléra, typhoïde et shigella diminuent rapidement, mais les mauvaises conditions sanitaires persistent. Préférer les aliments cuits et mangés encore chauds, éviter les crudités et les fruits s’ils ne sont pas traités et pelés, ne consommer que de l’eau en bouteille, traitée ou bouillie et filtrée.

Précautions à prendre : sachez que les lois concernant l’usage de drogue sont extrêmement sévères. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à la prison à vie.
Décalage horaire : GMT/UTC + 5h45
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 volts à 50 hertz. L’électricité n’est pas distribuée partout.
Indicatif téléphonique : + 977
Ambassade à l’étranger : Lazimpat BP 452 Katmandou – tél. +977 (1) 4 412 332 ; fax. +977 (1) 4 418 288 ; www.ambafrance-np.org
Ambassade en France : 45 bis, rue des Acacias 75017 Paris – tél. +33 (0)1 46 22 48 67 ; fax. +33 (0)1 42 27 08 65 ; nepalinparis@noos.fr

Quand partir ?

La date de votre visite au Népal dépendra en premier lieu des données climatiques. Les mois d’octobre et novembre, qui correspondent au début de la saison sèche, sont les plus propices : la mousson a reverdi le pays, la visibilité est parfaite et le climat agréable. La fin de la saison sèche (de février à avril) vient en seconde position. Les mois de décembre et janvier obligeront les trekkeurs à s’équiper d’un bon matériel protégeant du froid. Les autres mois sont déconseillés : mai et juin sont particulièrement chauds et la mousson (mi-juin à septembre) obscurcit les sommets et transforme les sentiers en boue.

Fêtes et festivals

Les festivités débutent en janvier avec le Magh Sankranti, bains rituels marquant la fin des mois d’hiver. L’arrivée du printemps est saluée peu après par un hommage à Saraswati, déesse du Savoir (Basant Panchami). Le mois de février est marqué par le Losar, célébration de la nouvelle année tibétaine au grand stupa de Bodhnath. Puis on fête le Maha shivaratri, l’anniversaire de Shiva en mars : il est célébré avec une ferveur particulière à Pashupatinath. Holi (fagu), la fête de l’eau et des couleurs a lieu au cours de la pleine lune. Avril laisse libre cours au Chaitra Dasain (sacrifices d’animaux) et au Sweta Machhendranath, suivi par le Nouvel An népalais, le Bisket Jatra. En mai, on fête le B uddha Jayanti (anniversaire du Bouddha) et le Mata Tirtha Puja (équivalent de la fête des mères). Durant les mois de juillet-août, ont lieu des célébrations durant lesquelles on rend hommage aux serpents (Naga Panchami) et on célèbre les vaches avec le Gai Jatra. Tout ceci est suivi par l’anniversaire de Krishna (Krishna Jayanti) en septembre, le Teej (fête des femmes), le Gun i a (période de pénitence et de jeûne) et le Gokarna Aunsi (équivalent de la fête des pères). La plus grande fête de l’année a également lieu au mois de septembre, c’est l’Indra Jatra qui fête l’apparition de la Kumari (la déesse vivante). L’année se termine avec le Dasain (sacrifice d’animaux), le Tihar (en l’honneur des animaux), le Mahalakshmi Puja (fête des moissons) et une grande fête sherpa : le M ani Rimdu.

Anniversaire de Prithvi Narayan Shah (10 janvier), Basant Panchami (janv-fév), Jour de la démocratie (18 février), Maha Shivaratri (fév-mars), Bisket Jatra – Nouvel An népalais (14 avril), Anniversaire du roi (7 juillet), Janai Purnima (juillet-août), Teej (août-sept), Indra Jatra (septembre), Dasain (sept-oct), Tihar (oct-nov), Jour de la Constitution (9 novembre)

Devise

la roupie népalaise (NPR)

Coût de la vie

Vous pourrez voyager pour moins de 15 € par jour en ayant recours aux solutions les plus économiques. Comptez 8 à 15 € supplémentaires pour accéder aux établissements raisonnablement confortables. Prévoyez entre 9 et 15 € par jour pour un trekking organisé par vos soins.

Logement

  • Chambre économique : < 1030 roupies
  • Chambre moyenne : 1030-3430 roupies
  • Chambre de qualité : > 3430 roupies

Conseils relatifs à l’argent

Trois taux de change cohabitent au Népal : celui fixé par la Nepal Rastra Bank gouvernementale, celui des banques privées (plus favorable et tout aussi légal) et enfin celui du marché noir. Les Travellers chèques les plus courants et la plupart des devises fortes (y compris la roupie indienne, considérée comme telle) sont acceptés dans le pays. Certains hôtels et restaurants acceptent par ailleurs les cartes Visa et MasterCard, qui permettent également d’obtenir de l’argent liquide dans les banques des villes principales. Prévoyez des roupies népalaises (en petites coupures) dans les petites localités et si vous partez en trekking.

Un pourboire de 10% environ tend à se généraliser à Katmandou. Les porteurs s’attendent également à recevoir 100 roupies par jour. Un marchandage modéré a cours dans les boutiques.

Activités

Le Népal est bien sûr le royaume de la randonnée. La meilleure période s’étend entre septembre et le début de décembre, mais les mois de mars et d’avril sont aussi un bon choix. De nombreuses agences organisent des trekkings. Il est cependant parfaitement possible de faire un trek en indépendant en engageant soi-même son ou ses porteurs et en dormant dans les lodges qui jalonnent les itinéraires les plus fréquentés. Les permis de trekking sont délivrés par les bureaux d’immigration de Katmandou et de Pokhara et doivent être présentés à chaque demande. Le permis de base coûte 11,50 € par semaine pour les quatre premières semaines.

Les itinéraires les plus réputés au départ de Katmandou sont ceux du camp de base de l’Everest, d’Helambu et de Langtang. Depuis Pokhara, le trek de Jomsom et le tour des Annapurnas sont des valeurs sûres. Le camp de base du Kanchenjunga, les régions du Dolpo et du Mustang et le lac Rara, circuits moins fréquentés, demandent une préparation plus importante.

A ne pas manquer

Katmandou

Ceux qui viennent y chercher l’air pur des cimes risquent fort d’être déçus : de prime abord, la capitale du « toit du monde » n’est que fumée, pollution, poussière et bruit. La ville a pourtant gardé son capital de séduction, fait de ruelles étroites surplombées de balcons aux balustrades de bois sculpté, de places encombrées de temples et autres édifices aux formes extraordinaires, de marchés ou se presse une foule dense et quelques vaches placides. Centre névralgique de la ville, Durbar Square abrite l’ancien palais royal et l’étonnant Kasthamandap aux trois toits de bois. La rivière Bagmati borde la ville au sud. Au nord, le quartier de Thamel, avec ses restaurants et hôtels de tous prix, a la faveur des voyageurs.

Patan et Bhaktapur (vallée de Katmandou)

Cœur historique du pays, la vallée de Katmandou vit surgir et s’effondrer les dynasties, fleurir et disparaître les temples, se développer et s’affirmer les arts népalais. Séparée de la capitale par la seule Bagmati, Patan est parsemée d’une multitude de temples de styles divers et de monastères bouddhiques. Probablement érigé en 1392, son temple de Kumbeshwar, est remarquable pour la beauté de ses proportions et l’élégance de ses sculptures. Bhaktapur a conservé son calme et son atmosphère médiévale. Capitale de la vallée du XIVe au XVIe siècle, la cité s’est dotée de ses plus beaux monuments sous le règne du roi malla Bhupatindra. Véritables musées à ciel ouvert, Patan et Bhaktapur fascinent autant pour les formes fantasmagoriques de leurs temples que par leur atmosphère.

Le Parc royal national de Chitwan

Naguère terrain de chasse favori des aristocrates britanniques et népalais, ce parc du Teraï sert maintenant à la protection des éléphants, rhinocéros, tigres, léopards et ours. On estime aujourd’hui que le parc royal national de Chitwan, créé en 1973, abrite plus de 400 rhinocéros, 80 tigres, une cinquantaine d’espèces de mammifères et 400 espèces d’oiseaux. Partir à la découverte de cette exceptionnelle réserve à dos d’éléphant, en véhicule 4×4, en canoë ou à pied (accompagné bien sûr d’un guide) est une expérience qui ne s’oublie pas. Le parc est facilement accessible depuis Katmandou ou Pokhara et propose des hébergements variés et nombreux.

Pokhara et les treks de l’Annapurna

En bordure de son lac et au pied des majestueux Annapurnas, Pokhara doit sa réputation à la beauté de son site naturel. Les premiers à découvrir la ville furent les hippies du début des années 1970. Venus pour quelques jours, ils y restaient des mois. Le monde a depuis bien changé mais Pokhara a préservé sa quiétude. Surplombée de plus de 7 000 m par les pics des Annapurnas et le Machhapuchhare, la ville est le point de départ de certains des treks himalayens les plus réputés (trek de Jomsom, tour des Annapurnas) ou de randonnées d’une journée. Pokhara est également idéale pour se reposer après un trek ou achever sa préparation.

Les environs de l’Everest

La région de l’Everest (Solu Khumbu) est la plus visitée par les randonneurs après celle des Annapurnas. Difficile d’accès, elle continue d’attirer un nombre relativement important de randonneurs que le nom du point culminant de la planète (8 848 m) fait rêver. Leur but premier est le camp de base de l’Everest, à 5 340 m, d’où il faut encore marcher pour apercevoir le géant. De nombreuses randonnées sont possibles au départ du camp de base. Elles mènent à la localité de Namche Bazaar, à des villages sherpa ou encore au monastère de Tengpoche. Inutile de préciser que cette région de haute altitude est réservée aux marcheurs confirmés.

Culture

Coutumes

Les coutumes religieuses imposent le respect de quelques règles. Il convient notamment de toujours circuler dans le sens des aiguilles d’une montre lors des visites des édifices religieux, stupas notamment. De même, il faut enlever ses chaussures avant de pénétrer dans un monument bouddhique ou hindou (ainsi que tout objet en cuir dans ces derniers). La coutume veut que l’on offre une écharpe blanche au supérieur (rimpoche) d’un temple bouddhique lorsqu’on lui est présenté.

Le feu est sacré dans les maisons népalaises. Il ne faut donc y jeter aucun objet (dans la pratique, il est admis de brûler ses détritus lorsque l’on quitte un campement). Évitez également de « polluer » la nourriture en la touchant par inadvertance ou en la mettant en contact avec un ustensile ayant déjà servi. Les démonstrations d’affection et les contacts corporels en public sont rares. Élever la voix est généralement mal vu (et n’aide jamais à résoudre les problèmes). Enfin, ne posez pas de questions sur la caste à laquelle appartient une personne.

Langue

Apprendre quelques mots de népali permet de compléter l’anglais, très utile sur place. Parlé par la majorité de la population (qui cohabite avec de nombreux dialectes), le népali est une langue indo-européenne proche de l’hindi. En parler quelques mots est facile si l’on connaît les quelques règles de prononciation de base : o se prononce « ou » ; ai devient « aï » et au se dit comme dans « chaos » ; ch est prononcé « tch » et j devient « dj ». Le h aspiré est fréquent en népali.

Parmi les locutions les plus utiles, citons :

namaste : bonjour/au revoir
tapaaïlaï kasto chha ? : comment ça va ?
thikcha : d’accord
maïle bujhina : je ne comprends pas
bus : bus
taxi : taxi
kothaa : chambre
baink : banque
bato : chemin (randonnée)
oralo : descente
ukao : montée
daya : droite
baya : gauche
khaana : nourriture/repas
bhat : riz (cuit)
dal : lentilles
chiya : thé
daktar : docteur

Nourriture

L’art culinaire n’est guère développé au Népal. Le dhal bhat (littéralement lentilles-riz, servis en général avec des légumes au curry) est la base de tous les repas. À défaut de variété, quelques dhal bhat particulièrement bien cuisinés se révèlent être de bonnes surprises. Certains restaurants proposent des momos, raviolis tibétains à la viande ou aux légumes frits ou cuits à la vapeur, ainsi que d’autres spécialités tibétaines. Les restaurants indiens, chinois, thaïlandais – voire mexicains ou japonais – de Katmandou permettent de varier ce régime. Le lassi, boisson rafraîchissante composée de yaourt (curd) et d’eau (vérifiez son origine !) figure à presque tous les menus.

Religion

Hindouisme et bouddhisme sont si étroitement imbriqués au Népal qu’il est souvent difficile de les distinguer. Si le pays est officiellement hindouiste, la religion pratiquée est en fait un curieux mélange de croyances hindouistes et bouddhistes, enrichi d’un panthéon de divinités tantriques. Il existe par ailleurs de petites communautés musulmanes et chrétiennes.

L’hindouisme, dont les racines remontent à plus de 1 000 ans av. J.-C., s’appuie sur de très nombreux livres sacrés. Les plus importants sont les quatre veda, ou « connaissance divine ». Les trois principaux aspects de la pratique religieuse hindouiste sont les puja – cérémonies et offrandes rituelles –, la crémation des morts et le système des castes, appliqué avec beaucoup moins de rigueur au Népal qu’en Inde. Le Dieu suprême se présente sous trois formes physiques : Brahma (le Créateur), Vishnu (le protecteur) et Shiva (à la fois destructeur et régénérateur). L’hindouisme n’accepte pas les conversions : on naît hindou. Les sadhus sont des personnes qui ont renoncé à leurs possessions matérielles pour se vouer entièrement à la quête spirituelle.

Le bouddhisme n’est pas une religion au sens strict du terme, mais plutôt un système philosophique et une éthique. Il a été fondé dans le Nord de l’Inde vers 500 av. J.-C., lorsque le prince Siddhartha Gautama devint le Bouddha – « celui qui est éveillé » – après avoir reçu l’Illumination. Il développa ainsi la doctrine de la « Voie Moyenne », qui prône la modération en toutes choses. Parfois appelé « lamaïsme », le bouddhisme tibétain (l’une des multiples variantes du bouddhisme) est le plus répandu au Népal.

Arts

L’architecture est à l’honneur dans la vallée de Katmandou. La période Licchavi (du IVe au IXe siècles) fut prolifique mais c’est sous les Malla que naquit l’art de la sculpture sur bois, représenté par les superbes toits sculptés des temples de la vallée de Katmandou. La majorité de ces constructions adoptent le style traditionnel des pagodes népalaises à toits multiples. Les stupas, monuments bouddhiques hémisphériques abritant des reliques – reconnaissables aux représentations des yeux du Bouddha peints en couleur vive qu’ils arborent – sont caractéristiques de l’architecture religieuse du Népal.

Le Népal a une longue tradition picturale. Les premières peintures newar furent des enluminures de manuscrits, au XIe siècle. Les tangka, peintures religieuses sur toile sont proches de la miniature. Elles représentent souvent le mandala (figuration du cosmos servant de support à la méditation), la « roue de la vie » ou le Bouddha.

La musique traditionnelle reste présente, même si les gaines, musiciens professionnels, sont de plus en plus rares. Ils utilisent avant tout les flûtes et la saringhi, sorte de viole à 4 cordes. Les damai sont des musiciens professionnels modernes, tous issus de la caste des tailleurs et incontournables lors d’un mariage népalais. Cette musique peut déconcerter une oreille occidentale, tout comme les sons déchirants et lancinants des longues trompes tibétaines des sites religieux bouddhiques.

Environnement

Géographie

Du nord-ouest au sud-est, le Népal s’étend sur 800 km de longueur et 90 à 230 km de largeur. De dimension modeste, le Népal est un pays montagneux comme il n’en existe nulle part ailleurs. Le Nord compte ainsi 10 des 14 sommets mondiaux dépassant les 8 000 m, dont le mont Everest, point culminant de la planète à 8 848 m. Au Sud, l’étendue plate du Teraï est le prolongement de la longue plaine du Gange. Cette région de rizières est bordée au nord par les collines des Churia (altitude moyenne : 900 m), première des chaînes montagneuses successives qui s’étendent sur toute la largeur du pays. La suivante est la chaîne du Mahabharat, très escarpée mais encore peu élevée : entre 1500 et 2700 m. La région du Pahar étend ensuite ses vallées fertiles (celle de Katmandou en particulier) et abrite près de la moitié de la population népalaise. Au nord, le Trans-Himalaya est une haute région désertique semblable au plateau tibétain.

Climat

Le climat népalais est typique des pays soumis à la mousson : la saison sèche (octobre à mai) est suivie d’une saison humide (juin à septembre). Il peut faire très chaud en été à Katmandou, où le thermomètre atteint souvent 30°C et plus. En revanche, la température moyenne ne dépasse guère les 5°C dans cette même ville en janvier. Le temps est très froid et sec sur les hauteurs. Pokhara jouit d’un climat plus doux que Katmandou, mais il y fait plus chaud et humide durant la mousson.

Flore et Faune

Près de 6 500 espèces végétales sont recensées dans le pays, qui alterne les végétations des climats tempéré et tropical. Le sal, arbre aux larges feuilles semi-caduques, les forêts pluviales d’acacias et de bois de rose et le kapokier sont caractéristiques de la zone tropicale. Entre 1 000 et 2 700 m, les zones sub-tropicale et tempérée basse sont propices aux pins, pins bleus, chênes et châtaigniers. La zone tempérée haute (2 400 à 4 000 m) est le domaine des forêts pluviales de rhododendrons, sapins et sapins-ciguë. On trouve également de hauts conifères à cette altitude, ainsi que des forêts d’érables et de lauriers. Le sapin argenté, le chêne et le bouleau sont présents à l’étage subalpin (3 000 à 4 000 m). Ils sont remplacés par des bambous nains et des rhododendrons arbustifs dès qu’il fait plus humide. Seules les espèces de fleurs sauvages les plus tenaces sont présentes entre 4 000 m et la limite des neiges.

Paradis des ornithologues, 10% des espèces d’oiseaux répertoriées au niveau mondial sont présentes au Népal. Cigognes, grues, hérons, aigrettes se rencontrent dans les basses terres, tandis que des rapaces de toutes tailles évoluent dans les cieux himalayens (vautours fauves, gypaètes barbus, aigles). Les grands mammifères sauvages ont vu leur population régresser. Au sommet de la chaîne alimentaire se tient le tigre royal du Bengale, qui peut se rencontrer dans le parc de Chitwan, au Teraï. Autre félin rare, le léopard tacheté est plus difficile à observer que le tigre. Le léopard des neiges est protégé des chasseurs du fait de son environnement inhospitalier. Le rhinocéros unicorne, l’éléphant d’Asie et quelques espèces de cervidés sont présents dans les basses terres. Deux primates subsistent au Népal : le macaque rhésus et l’entelle commun. L’ours noir de l’Himalaya est un fléau pour les cultures de céréales, proches des forêts tempérées.

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