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Ecrit le 6 mai 2011 par Dom'

2 Commentaires

Kolkota, bus

Kolkota, bus

De Bangkok à Calcutta ou Kolkata!

Après une escale stratégique à Bangkok (7$ le bus Siem Reap -> Bangkok pour 800kms et un vol BKK-Calcutta à 80 euros !), la ville a changé de paysage depuis la dernière fois où j’étais venu, c’est-à-dire…il y a plus de 20 ans ! Envahie de hippies, de touristes de toutes nationalités, les bars, les clubs les pubs, les buildings, métros,…la ville s’est américanisée de manière anarchique et sans charme. Le thailandais est excité, énervé, agité et pas très sympathique avec les touristes. Bref, je ne fais que passer ! Au passage petite visite à Bouddha et basta !
Embarquement à l’aéroport, cela faisait longtemps que mon sac n’était pas passé sur la balance d’un aéroport : 20.3 kgs ! ptin, j’ai failli payer une surtaxe de poids..Faudra que je vérifie ce qu’on a bien pu m’y mettre depuis mon départ à 12.8 kgs ! Tu m’étonnes que j’ai du mal à avancer avec !
Arrivée en Inde, à Calcutta ou Kolkata. Très vite, en sortant de l’aéroport, je compris que ce pays n’allait pas être de tout repos et qu’il me faudra aménager mon parcours. Durant la traversée de la ville, dans mon taxi jaune et bleu, circulant à gauche, je refais dans ma tête un itinéraire : je ferais donc, en un mois Kolkatta, Varanasi (Benares), Agraa et tout le Rajasthan, c’est-à-dire le nord ouest pour rejoindre Delhli ou j’ai modifié mes dates de vol (cause Japon) le 3 juin 2011….

Un peu de culture….

Traversée par la rivière Hooghly, Calcutta est la capitale du Bengale Occidental. Elle compte 12 millions d’habitants ce qui en fait la deuxième ville du pays derrière Mumbai (Bombay).
Officiellement le nom de Calcutta est Kolkata depuis une décision du gouvernement prise le 24 août 1999. Mais cette modification est loin d’être entrée dans tous les esprits, y compris en Inde.

L’histoire de Calcutta, au regard de l’histoire indienne, est assez récente puisque la ville n’existe en tant que telle que depuis 1690. C’est en effet à cette date, le 24 août exactement, que Job Charnock, un fonctionnaire de la Compagnie des Indes britannique, reçut la permission de construire une usine à Sutanati. En 1698 la Compagnie obtient le droit de collecter les impôts fonciers sur les villes de Sutanati, Kalikata et Govindapur. À cette occasion les trois cités sont réunies en une seule baptisée Calcutta. En 1717, profitant de l’affaiblissement de l’empire moghol, la Compagnie obtient les droits de commerce sur le Bengale. En 1735 la population s’élève à 100000 habitants.
Petit à petit le nabab du Bengale affirme son indépendance vis-à-vis du pouvoir moghol. Le 20 juin 1756 le nouveau nabab, Siraj, attaque Calcutta et s’empare du Fort William. De nombreux anglais mourront dans une des pièces du fort. L’épisode marquera les esprits et deviendra célèbre sous le nom de « nuit du trou noir ». La Compagnie fait appel à Robert Clive qui dirige alors Madras. Le 2 janvier 1757 il reprend Calcutta aux côtés de l’Amiral Watson et le 23 juin il bat définitivement les troupes de Siraj lors de la bataille de Plassey. À partir de là, l’influence de Calcutta ne cessera de croître. En 1764, Mir Kasim, le nabab du Bengale s’allie avec l’empereur moghol Shah Alam et avec le nabab d’Oudh pour attaquer les anglais. Mais ces derniers mettent en déroute les troupes du nabab lors de la bataille de Buxar. Le 12 août 1765 clive signe un traité grâce auquel l’Angleterre obtient la collecte des impôts au Bengale, en Orissa et au Bihar.
Calcutta devient la capitale de l’empire britannique en Inde. En 1772 Warren Hastings est nommé gouverneur du Bengale puis gouverneur général l’année suivante. La population compte alors 200000 habitants. Les gouverneurs se succéderont ensuite, étendant un peu plus la domination anglaise sur l’Inde.
Le Bengale devient également le foyer de la contestation pour l’indépendance. De nombreux mouvements de réforme naissent à Calcutta sous l’impulsion des intellectuels bengalis. Suite à de nombreux troubles et à l’échec cuisant de la partition du Bengale, les britanniques décident en 1912 de transférer la capitale de Calcutta à Delhi. Ce transfert n’empêcha pas Calcutta de continuer à croître, tant au niveau économique que démographique. La ville souffrit énormément lors de l’indépendance car sa population était composée d’hindous et de musulmans. Elle souffrit encore en 1971 lorsque la création du Bangladesh car elle vit l’afflux de milliers de réfugiés pakistanais. C’est à cette époque que Mère Thérésa fit connaître les problèmes de Calcutta au monde entier.

Aujourd’hui la ville est toujours aussi surpeuplée et présente aux visiteurs un visage souvent désespérant. Calcutta est toujours malgré tout la capitale culturelle de l’Inde et offre un charme incontestable et étonnant. Elle est dotée d’un métro.

Et c’est ainsi que je me retrouve dans un quartier très populaire, près de Park Street, seul touriste visiblement. Entouré de plusieurs ethnies religieuses (hindouistes, musulmans, hébreux, catholiques), Kolkota semble très pauvre, très sale, très bruyant mais, après quelques heures d’adaptations, je l’avoue, le charme opère ! Des taxis jaunes avec rayure bleue, de marque Ambassador circulent de tous les côtés. Ambassador est la voiture emblématique de l’Inde. Construite par Hindustan Motor depuis 1957 sur la base de la Morris Oxford III, l’Ambassador est en effet une véritable icône en Inde. Sa rusticité la rend particulièrement adaptée aux difficiles routes indiennes. Des tricyclettes surélevées se fraient un chemin entre les tramways préhistoriques, les bus colorés bondés où parfois le toit est envahi de passagers, et même des charrettes à 2 places tractées par… un homme pied-nus qui coure !….A tout ceci, ajouter, marchands de rues, snacks de fortune, corbeaux à foison, poubelles dégoulinantes, hommes en jupes longues, femmes au ventre à l’air, mendiants mutilés, odeurs enivrantes….

J’ai mis du temps à comprendre que les restaurants étaient en fait ces façades à vitres teintées où se tient un vigile à l’entrée (aucun menu affiché, aucune enseigne..), et je confirme, en tout cas, c’est mon avis, la cuisine indienne est la meilleure au monde ! Les indiens savent mélanger subtilement épices et couleurs, un véritable plaisir des yeux et des papilles !!!!

J’ai donc visité le mémorial Victoria, le musée national, la maison de Mère Térésa, la cathédrale Saint Paul, les marchés, les parcs….

Je vous en livre quelques images…

Gros poutoun et see you later !

Dom’

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2 Réponses à “Namaste in India !”

  1. avatar

    Xoliv'

    7 years ago

    Namasté de Marseille & bonne cuisine hindoue [miam] …

  2. softwalk shoes clearance Namaste di India! | Around the world solidaritas dan buku harian perjalanan Marseille

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