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Ecrit le 1 janvier 2010 par Dom'

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carte de mongolie

source Lonely Planet

Introduction

Depuis toujours, la Mongolie est associée au nom de Gengis Khān, à la vision de vastes steppes, de chevaux sauvages au galop et de ciels bleus démesurés. Aujourd’hui encore, la Mongolie semble appartenir à un autre monde. Elle reste assurément l’une des dernières grandes destinations aventureuses d’Asie. Aussitôt sorti de sa capitale Oulan-Bator, vous voilà plongé dans un autre siècle.

L’autonomie de cet immense Etat, pris en tenaille entre la Russie et la Chine, relève du miracle. Si le pays est dirigé depuis 1996 par une coalition démocratique, il a payé cher son accès à l’indépendance. Aujourd’hui, la Mongolie souffre d’un cruel manque d’infrastructures et de moyens financiers.

Destination

Intitulé officiel du pays : république de Mongolie
Capitale : Oulan-Bator
Superficie : 1 565 000 km²
Population : 2,99 millions d’habitants
Peuples et ethnies : Khalkhas (78%), Kalmouks (8,4%), Kazakhs (4,9%), Bouriates (2,6%), Chinois (1,4%), Touvines (1,3%), Ouïgours (0,04%), Russes (0,17%), Darkhat (0,1%) et Evenki (0,04%)
Langues : mongol, kalmouk, kazakh, bouriate, chinois, russe
Religions : bouddhisme tibétain, islam, chamanisme
Institutions politiques : république parlementaire
Président : Tsakhia Elbegdorj
Premier ministre : Sanjaa Bayar

Economie

PIB : 3 892 millions de $US
PIB/Hab : 1 481 $US
Croissance annuelle: 6,7%
Principales activités : élevage, exploitation du cuivre, commerce du cachemire et de la laine
Principaux partenaires : Russie, Chine, Japon et Etats-Unis

Infos pratiques

Visas : visas d’entrée et de sortie sont obligatoires pour toutes les nationalités. Ils s’obtiennent sans problème dans les ambassades et consulats mongols à l’étranger si votre séjour n’excède pas 30 jours. Pour une durée plus longue, ils doivent être accompagnés d’une invitation ou d’une caution de la part d’une société mongole ou d’un tour-opérateur. Les visiteurs comptant rester plus de 30 jours doivent s’enregistrer dans les 7 jours qui suivent leur arrivée à l’Agence de l’Immigration, de la Naturalisation et des Etrangers.

Santé : plusieurs maladies comme la peste et la brucellose sont transmises aux humains par le contact avec les animaux ou la consommation de produits laitiers. La Mongolie connaît également des épidémies de méningite et le choléra peut se rencontrer.

Décalage horaire : + 6 heures par rapport à la France, + 8 heures GMT, une heure de moins dans les provinces occidentales de Bayan-Ölgii, Uvs et Khovd

Poids et mesures : système métrique

Electricité : 220 volts, 50 Hz

Indicatif téléphonique : + 976

Ambassade à l’étranger : 3 avenue de la Paix – Oulan Bator ; Tél. [976] (11) 324 519 ; fax [976] (11) 31 91 76 ; www.ambafrance-mn.org

Ambassade en France : 5 av. Robert Schuman 92100 Boulogne-Billancourt – tél. 01 46 05 28 12 ; fax. 01 46 05 30 16 ; www.ambassademongolie.fr

Quand partir ?

La meilleure période pour voyager en Mongolie se situe entre mai et début octobre, mais si vous supportez le froid, Oulan-Bator peut se visiter à tout moment de l’année. C’est au début du mois de juillet que le temps est le plus favorable dans la partie nord du pays – c’est aussi l’époque du Naadam : les transports sont alors bondés et les hôtels risquent d’afficher complet dans la capitale. Juin et septembre sont des mois agréables et peu fréquentés. Pour visiter le désert de Gobi sans trop souffrir de la canicule, il est préférable d’attendre septembre ou octobre. Sachez qu’entre la mi-octobre et la mi-mai, le gel et les tempêtes de neige peuvent soudainement bloquer le trafic aérien comme le réseau routier et immobiliser tout le pays.

Fêtes et festivals

Le plus grand événement de l’année est le Naadam, également appelé eriyn gurvan naadam, du nom des trois « sports virils » que sont la lutte, le tir à l’arc et les courses de chevaux. La fête est célébrée dans tout le pays, généralement du 11 au 13 juillet, période anniversaire de la révolution mongole de 1921. Les principaux jeux se déroulent durant les deux premiers jours. Tsagaan Sar (Lune blanche) marque le début de la nouvelle année lunaire, en janvier ou en février. Après plusieurs mois d’hiver rigoureux, les Mongols mangent, boivent et dansent pendant trois jours.

Shin Jil (Nouvel An, 1er janvier), fête de la Constitution (13 janvier), Tsagaan Sar (Nouvel an lunaire, janvier-février), Journée internationale des femmes (8 mars), fête des Mères et des Enfants (1er juin), fête du Naadam (11, 12 et 13 juillet), fête de la République mongole (26 novembre)

Devise

le tögrög (MNT)

Coût de la vie

Si vous optez pour un voyage confortable (notion toute relative en Mongolie), vous dépenserez environ 100 € par jour. En revanche, le séjour sera beaucoup moins coûteux si vous partagez la location d’une jeep avec d’autres touristes et que vous campez au lieu de loger dans des yourtes aménagées pour les voyageurs. Prévoyez un budget quotidien d’au moins 20 € à Oulan-Bator et de 10 € à la campagne si vous empruntez les transports en commun et que vous séjournez à l’hôtel. Les prix des prestations sont plus élevés pour les étrangers que pour les Mongols (le double pour les hôtels, 5 à 7 fois plus pour les vols intérieurs).

Restauration

  • Repas économique : 1-2 €
  • Repas moyen : 2-3 €
  • Repas de qualité : 3-4 €

Logement

  • Chambre économique : 2-7 €
  • Chambre moyenne : 7-30 €
  • Chambre de qualité : 30 € et plus

Conseils relatifs à l’argent

Outre des chèques de voyage libellés en dollars, pensez à emporter un peu d’espèces (des dollars américains) avec vous. Les cartes de crédit sont utilisables dans certains hôtels et compagnies aériennes d’Oulan-Bator (avec un supplément de 3%), mais elles ne vous seront d’aucun secours en dehors de la capitale. Les billets dont la date de tirage est antérieure à 1988, ne sont pas acceptés.

Théoriquement, une taxe obligatoire de 10% est applicable pour les restaurants et hôtels de luxe d’Oulan-Bator mais la plupart des établissements ne la répercutent pas sur les prix ou l’ignorent. Le pourboire est bien vu dans les grands restaurants. Le marchandage est de rigueur sur les marchés publics, mais en tant que touriste, attendez-vous à payer plus cher que les Mongols.

Activités

Déclinant des panoramas d’une beauté saisissante, les quatre sommets saints qui entourent Oulan-Bator sont propices à la randonnée. L’itinéraire du monastère de Manzshir, qui part sur le versant sud du Tsetseegum, est le plus facile. Les randonneurs chevronnés lui préféreront celui de Zaisan, plus ardu mais aussi plus gratifiant. On peut également faire de belles balades dans le parc national Gurvansaikhan, les collines qui entourent Khovd et le désert de Gobi. Nombreux sont ceux qui optent pour les randonnées à cheval, très prisées des Occidentaux.

L’immense lac Khövsgöl Nuur est un véritable paradis pour la pêche et le kayak, et les amateurs de spéléologie pourront explorer les grottes qui bordent le lac. Janvier et février sont parfaits pour le ski : excursions guidées de ski de fond et de ski de descente sont organisées au départ d’Oulan-Bator.

A ne pas manquer

Oulan-Bator

Lovée sur les rives de la Tula, Oulan-Bator est hérissée de hautes tours d’habitation de conception stalinienne mais, tout autour de la ville, se sont développés des quartiers de yourtes où vivent près de 250 000 personnes. Les grandes tentes de feutre sont protégées du vent, particulièrement violent au printemps, par des palissades en bois. Depuis les montagnes environnantes, le panorama offert par la ville est spectaculaire mais, en hiver, la vue est obscurcie par la pollution et il gèle à pierre fendre. Si les modèles japonais remplacent peu à peu les vieilles voitures et les bus soviétiques, les vaches et les chèvres errantes encombrent toujours les rues, et des hommes et des femmes en costume traditionnel côtoient les nouveaux riches.

Au centre de la ville se trouve la place Sükhbaatar (Soukhe-Bator), où Damdiny Sükhbaatar, le « héros de la révolution », proclama en 1921 l’indépendance de la Mongolie. C’est également là qu’eurent lieu, en 1989, les premières manifestations prodémocratiques qui aboutirent finalement à la chute du communisme.

Au nord-ouest de la place, le Musée d’histoire naturelle expose de nombreux objets et documents sur la géographie, la faune et la flore du pays, dont deux squelettes complets de dinosaures découverts dans le désert de Gobi. Le musée des Beaux-Arts Zanabazar (Dzanabadzar) possède une magnifique collection de tableaux, gravures et sculptures, dont de nombreuses œuvres de l’artiste et sculpteur bouddhiste Zanabazar.

Le monastère bouddhique tibétain de Gandantegchinlen Khiid fut épargné par les communistes pour impressionner les visiteurs étrangers. Ce monastère, dont le nom signifie littéralement « Grand lieu de la joie absolue », est l’un des édifices les plus étonnants de la capitale. Il renferme plusieurs temples somptueux, ornés d’or et de pierres précieuses, où résonnent aujourd’hui à nouveau les chants et cérémonies des quelque 150 moines qui y vivent. Autre rescapé, le palais d’hiver du Bodg Khaan, construit entre 1893 et 1903, fut la dernière demeure du « huitième bouddha vivant », dernier souverain bouddhiste de Mongolie. Les six temples contenus dans l’enceinte du palais abritent les nombreux présents offerts, parmi lesquels une extraordinaire collection d’animaux empaillés.

Les quatre sommets saints

Considérés comme des lieux saints, les quatre sommets qui encadrent Oulan-Bator – le Tsetseegum, le Chingeltei, le Songino Khairkhan et le Bayansurkh – correspondent plus ou moins aux quatre points cardinaux. Ces montagnes se prêtent idéalement à la randonnée. Les forêts de mélèze et les pentes verdoyantes recèlent une riche faune, qui comprend le bouquetin et la zibeline. Culminant à 2 260 m au sud d’Oulan-Bator, le Tsetseegum Uul est le sommet le plus élevé de la chaîne du Bogdkhan, et de loin le plus spectaculaire. L’ascension n’est raisonnablement envisageable que de début juin à fin septembre et les permis sont à retirer à l’entrée du parc national Bogdkhan, à 15 km environ au sud d’Oulan-Bator.

L’itinéraire le plus facile est celui du monastère de Manzshir, dont le point de départ est situé sur le flanc sud de la montagne. Il traverse de vastes prairies et des champs de gros rochers et d’oboos. Plus impressionnant mais aussi plus ardu, le sentier de Zaisan est un long trajet de 12 heures aller-retour à travers des rochers abrupts. Outre le permis, vous devrez vous munir d’une boussole, d’eau en quantité suffisante, de vivres et de vêtements chauds, car les orages et les vents glacés peuvent se déchaîner très soudainement, même en été.

Réserve naturelle de Khustain Nuruu

Cette réserve de 90 000 hectares fut créée en 1993 pour protéger les chevaux takhi. Le takhi constitue sans doute le symbole le plus marquant et le plus reconnu de la diversité et de la spécificité de la faune mongole. Egalement désigné sous le nom de cheval de Prjevalski (d’après le nom de l’explorateur russe qui le découvrit), cet animal sauvage sillonnait autrefois la steppe en vastes troupeaux. Au début des années 90, grâce au soutien d’associations internationales de défense de l’environnement, de nombreux takhi furent réintroduits dans des zones protégées de la réserve de Khustain Nuruu et dans le sud du Gobi. On recense aujourd’hui 200 représentants, vivant dans le parc ou en liberté.

Kharkhorin

En 1220, Genghis Khān décida d’établir la capitale de son vaste empire à Karakorum. L’entreprise fut achevée après sa mort par son fils, mais quatre décennies plus tard seulement, Kūbilaï Khān élut pour nouvelle capitale l’actuelle Pékin. Karakorum fut abandonnée et plus tard détruite par des hordes de soldats mandchous. Sur les ruines de la ville, on bâtit au XVIe siècle le monastère d’Erdenizu, qui fut lui-même saccagé pendant les purges staliniennes. C’est autour de cet emplacement que s’est construite la ville moderne et sans âme de Kharkhorin.

Erdenizu (les cent trésors) fut le premier centre du lamaïsme en Mongolie. La construction du monastère débuta en 1586 mais ne fut achevée que trois siècles plus tard. Il abrite entre 60 et 100 temples, environ 300 yourtes installées à l’intérieur de l’enceinte et sa population peut atteindre jusqu’à 1 000 moines. Comme Karakorum, le monastère fut abandonné puis dévasté lors de l’invasion des troupes mandchoues. A l’exception de trois bâtiments, tous les temples furent détruits lors des purges staliniennes et d’innombrables moines tués. Le monastère resta fermé jusqu’en 1965, pour être réouvert, non pas en tant que lieu de culte mais en tant que musée. Ce n’est que depuis la chute du communisme que des moines habitent de nouveau les murs du monastère.

Malgré les ravages, ce lieu a conservé une bonne partie de sa grandeur passée. Entourés par des murs d’enceinte, les trois temples sont dédiés aux trois étapes de la vie de Bouddha : enfant, adolescent et adulte. A l’extérieur du monastère se trouvent deux « rochers tortues ». Niché dans une petite vallée au cœur des collines qui dominent le monastère, à 30 minutes à pied, se dresse l’étonnant rocher phallique. Selon la tradition locale, toutes les femmes qui visitent ce rocher doivent avoir une relation avec un homme dans les 24 heures.

Khövsgöl Nuur

Encadré par des dizaines de montagnes culminant à près de 2 000 m, d’épaisses forêts de pin et de prairies verdoyantes où paissent yacks et chevaux, Khövsgöl Nuur (2 760 km²) est un lac d’une beauté à couper le souffle, le plus profond d’Asie centrale et la 14e plus grande réserve d’eau douce de la planète. S’étirant le long de la frontière russe, Khövsgöl Nuur est un lieu sacré pour les habitants de la région, qui le désignent sous l’appellation de « Mère ». Il regorge de poissons et ses environs sont peuplés de moutons, de bouquetins, d’ours, d’élans et de plus de 200 espèces d’oiseaux. De nombreuses grottes entourent le lac mais elles sont difficiles à atteindre sans l’aide d’un guide. Trois ethnies distinctes vivent dans la région : les Darkhads, les Bouriates et les Tsaatanes.

Le lac est alimenté par près de 90 rivières mais n’a qu’un seul émissaire : l’Eggin Gol, qui termine sa course dans le lac Baïkal, en Sibérie. En hiver, lorsque le lac est gelé, il devient une zone de passage pour de gros camions de carburant en provenance de Sibérie. Le reste de l’année, on peut y faire du kayak ou se promener sur ses rives, à dos de cheval ou de yack. La rive sud du Khövsgöl Nurr, située à environ 775 km au nord-ouest d’Oulan-Bator, est accessible en avion (les vols sont rares), en bus ou en voiture, si vous disposez de votre propre véhicule. Le printemps (d’avril à mai) est la meilleure période pour découvrir le lac, même si le froid est encore mordant et que le lac reste parfois recouvert d’une pellicule de glace. En été (juillet et août), les températures sont plus clémentes mais les touristes bien plus nombreux. Les visiteurs doivent se procurer un permis, disponible sur la route principale qui pénètre dans le parc national Khövsgöl Nuur, à quelques kilomètres avant l’entrée sud, au niveau de la ville de Khatgal.

Amarbayasgalant Khiid

Amarbayasgalant Khiid est considéré comme le monastère le plus important de Mongolie, après celui d’Erdenizu, mais aussi comme l’un des plus beaux. Situé au centre-nord du pays, il fut édifié en 1737 par le souverain mandchou Kansu. Dans les années 30, dix des trente-sept temples furent détruits. Aujourd’hui, les temples sont fermés, mais le moine supérieur se fera un plaisir de les ouvrir pour vous et de vous faire assister aux cérémonies quotidiennes des 30 moines qui y résident.

Un bus par jour et de nombreux trains rapides relient Oulan-Bator et Darkhan, située à 219 km au nord-ouest de la capitale. Il faut ensuite louer une jeep pour couvrir les 140 km qui séparent le monastère de Darkhan, en direction du sud-est.

Parc national Gurvansaikhan

Le Gurvansaikhan est l’un des rares parcs nationaux du désert de Gobi véritablement digne d’intérêt et doté d’infrastructures correctes (hébergement, routes). On y découvrira des montagnes, des fossiles de dinosaures, d’extraordinaires dunes de sables et des formations rocheuses étonnantes, ainsi qu’une vallée gelée la plus grande partie de l’année. Le parc abrite plus de 200 espèces d’oiseaux, dont le vautour moine, la fauvette naine et l’outarde Houbara. La végétation éparse assure la subsistance de l’antilope à queue noire, du léopard des neiges, du bouquetin, du mouton d’Argali et d’espèces de chameaux sauvages en voie de disparition. Un droit symbolique est demandé à l’entrée qui donne sur la vallée Yolyn Am, où se trouve également un petit musée d’animaux empaillés.

Ce désert, qui enflamme l’imagination de beaucoup d’entre nous, est avant tout une vaste étendue d’herbes, de broussailles et de pierres : les oasis et le sable ne représentent qu’environ 3% de sa surface. Mais le Gobi n’en reste pas moins une terre de tous les extrêmes : il ne pleut véritablement que tous les 2 ou 3 ans, les températures oscillent entre 40° C en été et -40° C en hiver et les tempêtes de poussière du printemps sont parfois d’une grande violence.

Gurvansaikhan est situé à 340 km au sud-ouest d’Oulan-Bator, près de la ville de Dalanzadgad, à proximité de la frontière chinoise. Pour se rendre au Gobi, la plupart des voyageurs prennent l’avion jusqu’à Dalanzadgad puis louent une jeep. Un bus relie également Oulan-Bator et Dalanzadgad une fois par semaine.

Khovd

Ancienne petite bourgade rurale devenue par la suite un centre d’échange entre la Russie et la Mongolie, Khovd est aujourd’hui une grande ville industrielle et constitue un bon point de départ pour explorer la Mongolie occidentale. Au nord de la ville, les ruines de Sangiin Kherem, ville construite en 1762 par des seigneurs de guerre mandchous, sont en train de disparaître, faute d’entretien. Les murs d’enceinte furent complètement abandonnés après la révolution chinoise de 1911. Les collines vallonnées qui se déploient vers le nord offrent de beaux paysages et invitent à la randonnée.

Khovd se trouve à 1 425 km à l’ouest d’Oulan-Bator. On peut s’y rendre en bus via Arvaikheer, Bayankhongor et Altaï. Des vols relient régulièrement la ville à la capitale. Une fois sur place, la meilleure solution est de louer une jeep pour explorer les environs.

Culture

Coutumes

Les Mongols sont nomades depuis des millénaires. Malgré l’urbanisation, les traditions des steppes sont toujours vivaces. Même dans les villes, la plupart des habitants vivent dans une ger (yourte), une grande tente de feutre blanc pouvant se déplacer facilement, toujours agencée de la même façon : l’entrée est orientée vers le sud ; au fond, légèrement à gauche, se trouve la place d’honneur pour les invités ; l’arrière de la yourte, appelé le khoïmor, est réservé aux aînés, c’est là que l’on expose les objets de valeur. Contre le mur du fond trône l’autel familial, sur lequel on place les images bouddhistes et les photos de famille.

Langue

Le mongol, la langue officielle, appartient à la famille altaïque qui englobe le turc, le kazakh, l’ouzbek et le mandchou. L’alphabet cyrillique remplace l’écriture mongole depuis 1941.

Quelques mots utiles :

Oui : tiim
Non : ügüi
Merci : bayarlalaa
Excusez-moi : uuchlaarai
Bonjour : sain bainuu
Au revoir : bayartai
Comment puis-je aller à… ? : bi. yaaj yavakh ve ?

Nourriture

« Garde le petit déjeuner pour toi, partage le déjeuner avec tes amis et réserve le dîner pour tes ennemis », dit un vieil adage mongol. Composés généralement de mouton bouilli avec beaucoup de graisse et de farine, et parfois de quelques produits laitiers ou de riz, le petit-déjeuner et le déjeuner constituent effectivement les repas les plus importants pour les Mongols. Saucisse de boyau de mouton, marmotte cuite ou lait de yak font partie des quelques mets aux saveurs pour le moins « dépaysantes » que vous pourrez goûter. Les Kazakhs de l’Ouest améliorent leur quotidien avec de la viande de cheval. Grands buveurs de thé, les Mongols ont fait du süütei tsai (thé salé) le breuvage national. La boisson des hommes est l’arkhi (vodka) distillé à partir de l’aïrag, du lait de jument fermenté.

Religion

Introduit en Mongolie au XIIIe siècle par Kūbilaï Khān, le bouddhisme tibétain s’est très vite répandu dans le pays. Des liens profonds unissent la Mongolie et le Tibet. Une fois dans sa vie, un Mongol bouddhiste tente de se rendre jusqu’à la ville sainte de Lhassa. De leur côté, les Tibétains ont souvent eu recours à des tribus mongoles pour maintenir leur autorité. En 1921, lors de la prise du pouvoir par les communistes, la Mongolie comptait environ 700 monastères pour une population de 110 000 lamas. Dans les années 1930, des milliers de moines furent arrêtés et envoyés dans des camps de travail en Sibérie, les monastères furent fermés et toute forme de culte fut prohibée. La liberté religieuse ne fut restaurée qu’en 1990. Depuis, on assiste à un phénomène de renouveau de la foi bouddhiste (ainsi que d’autres religions). Les monastères et les temples (süm) ont été réouverts. Ils portent toujours des noms tibétains. Il existe une importante minorité de sunnites, dans l’ouest du pays, essentiellement constituée de Kazakhs.

Cohabitant volontiers avec le bouddhisme, le chamanisme est toujours très répandu. Il repose sur l’autorité du chaman, prêtre-médecin doté de pouvoirs curatifs, qui éloigne les mauvais esprits grâce au contact privilégié qu’il entretient avec les morts. Signe tangible de ce système de croyance : les nombreux oboos, petits amoncellements de pierres ou de bois posés au sommet des collines ou des montagnes, en hommage aux dieux.

Arts

La peinture, la musique et la littérature mongoles sont indissociablement liées au bouddhisme tibétain et au nomadisme. Les dances tsam exécutées pour exorciser les esprits du mal témoignent de l’influence du nomadisme et du chamanisme. Interdites durant la période communiste, elles font aujourd’hui peu à peu leur réapparition. La musique traditionnelle s’appuie sur une vaste gamme d’instruments et de techniques de chant. Le khöömi, exclusivement pratiqué par des hommes, est un chant diaphonique qui consiste à émettre plusieurs sons à la fois. Musique et danse ne se conçoivent pas sans le spectacle de quelques contorsionnistes – une tradition mongole très ancienne.

L’immense production littéraire du peuple mongol reste en grande partie inconnue des Européens. Ce n’est que récemment que l’ouvrage le plus éminent, L’Histoire secrète des Mongols, qui célèbre l’Empire mongol du temps de sa splendeur, a fait l’objet d’une traduction.

Environnement

Géographie

Enclavée entre la Chine et la Russie, la Mongolie couvre une superficie environ trois fois égale à celle de la France. A l’époque de la conquête mongole, sous Gengis Khān et Kūbilaï Khān, elle forma un des plus vastes empires de tous les temps. Jusqu’au XXe siècle, le pays était deux fois plus grand qu’aujourd’hui et comprenait une partie de la Sibérie ainsi que la Mongolie Intérieure, aujourd’hui contrôlée par la Chine.

Avec une altitude moyenne de 1 580 m, c’est l’un des pays les plus élevés au monde. Ses plus hautes montagnes dressent leurs sommets à l’extrême ouest du pays. L’Altaï est coiffé de neiges éternelles et son point culminant, le Tavanbogd Uul (4 370 m) possède un magnifique glacier qui domine la Mongolie, la Russie et la Chine. Entre ces alignements montagneux s’étirent des terres arides et austères. Ailleurs, la Mongolie est piquée de nombreux lacs salés et d’eau douce dont le plus vaste, le Khövsgöl Nuur, contient 2% de la réserve d’eau douce de la planète. Le sud du pays est dominé par le Gobi, un désert austère qui offre cependant suffisamment de pâturages pour nourrir les troupeaux épars de moutons, de chèvres et de chameaux. Le reste du territoire est recouvert de prairies, habitat du fameux cheval takhi, dit cheval de Prjevalski, que Gengis Khān utilisa avec tant de succès pendant ses guerres de conquête.

Climat

Si la Mongolie compte plus de 260 jours d’ensoleillement, elle connaît un climat extrême : les hivers sont longs et rigoureux, l’on voit souvent de la neige dans le désert de Gobi jusqu’en avril et certains lacs restent gelés jusqu’en juin. L’été se caractérise par une courte saison des pluies, de mi-juillet à septembre, mais les précipitations sont brèves et peu abondantes. En raison de l’altitude, les soirées sont fraîches, même en été. A Oulan-Bator, l’hiver (d’octobre à avril) est long et froid, avec des températures pouvant descendre jusqu’à – 30°C en janvier et en février. D’épouvantables tempêtes de poussière balayent la ville pendant la courte période du printemps (de mai à juin).

Flore et Faune

La moitié du territoire est recouverte de prairies. Certaines zones de la Mongolie centrale sont réputées pour leurs fleurs sauvages, comme l’edelweiss ou le rhododendron. Le nord est le domaine de la forêt sibérienne. Dans le désert de Gobi, le saxaul, arbuste d’Asie centrale, est essentiel pour lutter contre l’érosion et l’appauvrissement des sols, deux problèmes auxquels est confrontée cette région. Les dunes de sable ne correspondent malgré tout qu’à 3 % de la surface de ce désert, univers de pierres et de broussailles.

Les steppes sont parcourues par une faune tantôt sauvage, tantôt domestiquée, qui comprend notamment yacks, marmottes, gazelles et chevaux takhi, particulièrement protégés dans la réserve naturelle de Khustain Nurru. Le désert de Gobi est le lieu de prédilection de certaines espèces menacées, comme l’antilope à queue noire, le chameau sauvage ou le léopard des neiges. Le vautour noir et l’outarde Houbara font partie des 200 espèces d’oiseaux qu’abrite cette zone.

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