suivez le tour du monde d'un marseillais

Ecrit le 1 janvier 2010 par Dom'

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carte marseille

source Lonely Planet

Introduction

Doyenne des villes de France, Marseille est une ville inclassable. Depuis sa fondation par les Grecs venus de Phocée voici 26 siècles, elle n’a jamais cessé de cultiver un particularisme sourcilleux. Elle déconcerte parce qu’elle ne présente pas la physionomie d’une aire métropolitaine classique. Sa grande originalité tient à l’incroyable multiplicité des quartiers qui la composent (111 !), microcosmes ayant chacun leur spécificité. Par ailleurs, plutôt que de procurer un choc esthétique instantané, Marseille dégage une séduction discrète et charme par imprégnation progressive. Bien que dotée d’un chapelet de musées, aux contenus très divers, qui la classent au second rang français derrière Paris, la cité phocéenne n’impose pas son patrimoine au visiteur. Ses attraits se découvrent, par touches impressionnistes.

L’atout phare de Marseille est son exceptionnel cadre naturel : des îles sauvages à quelques minutes au large, de nombreuses plages, des superbes fonds marins… Et les calanques, sortes de fjords calcaires d’une beauté féerique, qui offrent un dépaysement absolu à quelques minutes du centre-ville. Sans oublier l’art de vivre à la provençale, qui se reflète dans les spécialités culinaires, des traditions festives encore bien vivaces, un climat exceptionnel dont on profitera sur l’une des innombrables terrasses.

Destination

Département : Bouches-du-Rhône (13)
Région : PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
Pays : France
Statut administratif : la ville est divisée en 16 arrondissements et en 8 mairies de quartier regroupant deux arrondissements. Préfecture du département des Bouches-du-Rhône et chef-lieu de la région PACA
Superficie : 240 km²
Population : 826 700 habitants (1,6 million avec l’agglomération)
Langues : français

Economie

La fonction commerciale et portuaire de la ville a toujours été une constante dans son histoire. Au cours des dernières décennies, elle a subi de plein fouet le choc des mutations industrielles. Ses industries classiques – savonneries, huileries, industries alimentaires – ont périclité depuis les années 1950 sous l’effet de la concurrence internationale. La ville, tétanisée par ces bouleversements, n’a réagi que tardivement, au début des années 1990.

Actuellement, la ville est en pleine phase de transition. Premier employeur de la ville, le complexe portuaire a été restructuré et modernisé. C’est le premier port français et le troisième européen.

La ville mise aussi sur le tertiaire, les hautes technologies, la communication et la recherche. Les principales filières d’activité sont l’agroalimentaire, la réparation navale, l’ingénierie océanique, la logistique et le textile, entre autres.

Par ailleurs, Marseille s’embellit. De vastes chantiers de réhabilitation ont été lancés, qu’il s’agisse d’anciennes friches industrielles, comme les Docks de la Joliette, ou de quartiers du centre-ville autrefois insalubres (le Panier, Belsunce). Le projet Euroméditerranée s’inscrit dans ce contexte : il s’agit de réaménager en centre d’affaires plus de 300 ha au centre-ville.

Le développement du tourisme est un autre vecteur choisi pour stimuler l’essor de la ville.

Marseille, à travers ces divers axes, entend retrouver une position de premier plan sur l’arc méditerranéen, entre Gênes et Barcelone.

Quand partir ?

Il n’y a pas vraiment de saison pour visiter Marseille. La ville se prête au tourisme toute l’année. Même en janvier ou en février, il est possible de déjeuner en terrasse si le soleil est de la partie. Le printemps et l’automne sont probablement les périodes les plus agréables. Les températures restent très clémentes jusqu’au mois de novembre. L’été est chaud, mais rarement caniculaire grâce au mistral et à la proximité de la mer.

Fêtes et festivals

En février, le pèlerinage de la Chandeleur, à l’abbaye Saint-Victor, attire des milliers de fidèles et représente l’un des plus grands pèlerinages de France. La Vierge noire est portée en procession. Puis se déroule le Carnaval. En juin, on fête Saint Éloi : on peut assister à un spectacle populaire à Château Gombert, un quartier-village au nord de Marseille, célébrant saint Éloi, patron des orfèvres, des forgerons, des muletiers, des agriculteurs et de leurs bêtes. En juillet, se déroulent le Mondial la Marseillaise à Pétanque – championnat de pétanque, au parc Borély – et le concours de boules La Provence qui est le plus grand et le plus vieux concours de boules du monde. La fête continue au Festival international de danses folkloriques de Château-Gombert (festival rassemblant des troupes de danses de divers pays ainsi que de Provence) et au Festival de Marseille qui dure 3 semaines et intègre des danses, de la musique, des lectures et des cinéconcerts. En août, l’Assomption est l’une des principales fêtes marseillaises. Elle est célébrée par une procession à Notre-Dame de la Garde et à la cathédrale de la Major. En octobre, la Fiesta des Suds est un grand rendez-vous musical, artistique et festif, qui se tient chaque week-end aux Docks des Suds. Elle est suivie par le Festival des chants sacrés de Méditerranée : manifestation dédiée aux traditions du monde méditerranéen. En novembre, les Rencontres d’Averroès sont des journées de débats et de réflexion sur l’identité méditerranéenne, avec la participation d’écrivains et de philosophes. La Foire aux santons se déroule le dernier week-end de novembre à fin décembre. Une quarantaine d’artisans santonniers exposent leurs personnages sur les allées de Meilhan. Enfin, Noël est ici fêté de manière très spéciale : on ne parle pas de réveillon, mais de « gros souper ». Le repas, sans viande, se termine par les « treize desserts », dont la fameuse pompe à l’huile, une galette confectionnée spécialement pour l’occasion.

Nouvel An (1er janvier), Pâques, Fête du travail (1er mai), Victoire de 1945 (8 mai), Ascension, Pentecôte, Fête nationale (14 juillet), Assomption, Toussaint, Armistice de 1918 (11 novembre), Noël (25 décembre)

Devise

l’euro (EUR)

Coût de la vie

En matière d’hébergement, tous les budgets trouveront leur bonheur, de la nuitée à 10 € dans l’une des deux auberges de jeunesse à la suite luxueuse d’un quatre-étoiles. Les hébergements de la gamme moyenne (deux-étoiles) sont les plus nombreux. Comptez de 25 à 40 € la double. Il existe également des chambres d’hôte, d’un bon rapport qualité-prix, entre 30 et 60 € pour deux personnes. Dans les restaurants, les additions restent raisonnables. On peut déjeuner très correctement pour 8 à 12 € et dîner pour 15 € dans un restaurant bien situé. Bon nombre d’établissements proposent des menus à partir de 9 € au déjeuner. Attention cependant, des spécialités locales comme la bouillabaisse reviennent au moins à 40 € par personne.

Activités

La randonnée dans le massif des calanques est l’activité à ne pas manquer. De nombreux itinéraires balisés sillonnent le massif. Les calanques représentent aussi un spot d’escalades connu des grimpeurs de toute l’Europe. La plongée sous-marine est également un loisir phare à Marseille. Les plus beaux sites se situent autour des îles de l’archipel de Riou, face aux calanques. Certaines épaves – Le Liban, le Chaouen, le Dalton – sont très prisées des plongeurs. La voile a également des adeptes et il existe des possibilités de location.

A ne pas manquer

Notre-Dame de la Garde

Emblème de la ville, chère au cœur des Marseillais qui la surnomment « Bonne Mère », perchée à 162 m, la basilique Notre-Dame offre une vue extraordinaire sur la ville. Elle a été construite entre 1852 et 1880 sur le site d’un ancien fortin militaire.

Son architecture est un kaléidoscope combinant les styles roman et byzantin, par allusion à sa vocation charnière entre Occident et Orient. La basilique se compose de deux éléments très distincts : la crypte et l’église haute. La crypte, volontairement très dépouillée, de style roman, est dévolue au recueillement. L’église haute, par contraste, célèbre la glorification de la Vierge, d’où l’éblouissante exubérance décorative qui caractérise l’intérieur. Une multitude d’ex-voto, regroupés par thème, garnit les murs.

Le clocher est couronné par une statue colossale, mesurant près de 10 m, représentant Marie portant l’enfant Jésus, qui bénit la ville.

Le palais Longchamp

Construit entre 1862 et 1869, il constitue l’illustration la plus éclatante des ambitions architecturales du XIXe siècle, le siècle d’or marseillais. Il ne s’agit pas d’un palais, mais plus prosaïquement d’un château d’eau, point terminal d’un canal long de 87 km amenant les eaux de la Durance à Marseille.

Ce fastueux complexe, sans doute le plus grandiose de la ville, a une vocation double : il célèbre l’arrivée de l’eau à Marseille, grâce à un magnifique ensemble statuaire allégorique, et abrite deux musées : le musée d’Histoire naturelle et le musée des Beaux-Arts.

La cathédrale de la Major

Entre le Vieux-Port et les quais de la Joliette, cette cathédrale, excentrée, s’élève sur une esplanade. Son architecture est grandiose ; unique en son genre en France, elle évoque l’Orient par son style romano-byzantin. Sa construction a duré de 1852 à 1893. On remarquera l’imbrication de coupoles, les imposantes tours-portes, les clochers, les mosaïques et la polychromie de marbre.

Le palais du Pharo

Trônant sur le promontoire du Pharo, le palais du Pharo bénéficie d’un emplacement exceptionnel. De l’esplanade, on jouit d’une vue sur la rade, l’ensemble du Vieux-Port, la chaîne de l’Estaque. Lors d’une visite à Marseille en 1852, Napoléon III souhaita la construction d’une résidence. La ville lui offrit le terrain en 1855. Aujourd’hui, il fait office de salle de congrès.

Le palais de la Bourse

En bas de la Canebière, à deux pas du Vieux-Port, le palais de la Bourse est l’œuvre de l’architecte marseillais Pascal Coste. Sa mission était de faire construire une chambre de commerce digne des ambitions et du rayonnement de la ville. Les travaux débutèrent en 1852, et l’inauguration eut lieu en 1860 en présence de Napoléon.

Il faut s’attarder sur le décor sculpté, riche de symboles, notamment sur la façade principale, dont le premier niveau est composé de cinq porches. Le second niveau est formé d’une magnifique colonnade d’ordre corinthien. L’intérieur est lui aussi monumental, avec deux niveaux d’arcades, des médaillons et des bas-reliefs.

Ce bâtiment abrite les services de la chambre de commerce et d’industrie ainsi que le musée de la Marine et de l’Économie.

La Vieille Charité

Au cœur du Panier, cette magnifique construction est l’œuvre du Marseillais Pierre Puget. Ce complexe se compose d’un vaste quadrilatère à trois niveaux d’arcades avec, au centre de la cour intérieure, une superbe chapelle, remarquable par sa coupole ovoïde, très originale. L’ensemble, construit au XVIIIe siècle, abrite deux musées : le musée d’Archéologie méditerranéenne et le musée d’Arts africains, océaniens et amérindiens.

L’abbaye Saint-Victor

Avec ses tours crénelées et son allure de château médiéval, l’abbaye Saint-Victor, en surplomb du Vieux-Port, n’est pas sans rappeler le palais des Papes à Avignon.

À l’origine, au cours des premiers siècles après J.-C., le site servait de nécropole. Au Ve siècle, une communauté religieuse s’y installe. Dès lors, la vocation religieuse et monastique du lieu ne fera que s’affirmer.

Les cryptes constituent la partie la plus intéressante, car elles abritent des éléments remontant au Ier siècle, dont des inscriptions et des sarcophages.

Les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas

Postés respectivement sur les lèvres sud et nord du goulet du Vieux-Port, les forts Saint Nicolas et Saint-Jean ont longtemps rempli une fonction défensive, en commandant l’accès au Vieux-Port. Le fort Saint-Jean résulte de constructions successives, réalisées entre le XIIIe siècle et le XVIIe siècle. Le fort Saint-Nicolas a été élevé sur ordre de Louis XIV en 1660. Ces deux sites ne se visitent pas.

Le musée d’Archéologie méditerranéenne

Dans le complexe de la Vieille Charité, ce musée propose un tour d’horizon des civilisations antiques riveraines de la Méditerranée. Il abrite notamment la deuxième collection égyptologique de France. Une autre salle est consacrée au Proche-Orient, à Chypre, à la Grèce, à l’Étrurie et à Rome. Une troisième est dévolue à la préhistoire régionale du VIIe au Ier siècle av. J.-C. Les objets exposés illustrent la vie quotidienne des communautés celto-ligures au temps de Marseille la Grecque.

Le musée des Beaux-Arts

Comptant parmi l’un des meilleurs musées de Marseille, ce musée occupe depuis 1869 l’aile gauche du palais Longchamp. Il propose un large panorama de l’histoire de l’art, de toutes les écoles et de tous les genres. Le XIXe siècle se taille la part du lion avec des pièces maîtresses d’artistes majeurs. On y admire aussi les œuvres des principaux artistes provençaux, dont Michel Serre, Pierre Puget et les représentants du mouvement appelé l’école de Marseille, qui travaillèrent surtout le paysage.

Culture

Langue

Il existe un véritable parler marseillais, compris et utilisé par tous les habitants. Certains termes ou expressions ne manquent pas de piquant.

Biscanti (chercher des) : chercher des noises
Blanquinas : à la peau très blanche
Bonne Mère : interjection très courante en début de phrase
Bouléguer : bouger, se bouger, remuer
Càcou : petit frimeur
Cafi : plein de
Cafoutche : débarras
Cagade : bêtise
Cagole : « pétasse »
Dégun : personne
Emboucaner : parler en mal de quelqu’un
Empéguer (s’) : s’empêtrer
Engatser (s’) : se disputer, s’énerver
Ensuqué : lent à réagir
Escagassé : fatigué
Estranger : un non-Marseillais
Fada : fou
Galéjade : plaisanterie
Mèfi : attention
Minot : enfant
Ouaille : ambiance de grand désordre
Panade (être dans la) : avoir des ennuis
Pastaga : pastis
Peuchère : sert à exprimer la compassion
Pitchoune : enfant
Rouste : raclée
Tanqué : bien fait, bien foutu
Tchatche : bavardage

Nourriture

Marseille compte plusieurs spécialités culinaires typiques. La plus connue est la bouillabaisse, un plat composé de quatre variétés de poissons de roche, que l’on déguste accompagnée de rouille, une sauce à base d’ail, d’huile d’olive et de safran. Proche de la bouillabaisse, la bourride ne compte que des poissons blancs.

Les pieds et paquets désignent des tripes farcies de petit salé et d’ail et des pieds de mouton. La soupe de poissons est un autre grand classique : elle incorpore des petits poissons de roche, de l’ail, des poireaux, des tomates et des oignons bouillis dans l’eau et moulinés.

Les supions font référence à des encornets et les favouilles sont des petits coquillages.

En matière de fromage, vous aurez l’occasion de savourer la brousse, un fromage au lait de brebis fabriqué au Rove, au nord de Marseille.

En guise de dessert, goûtez impérativement aux navettes, dont le goût, très caractéristique à la fleur d’oranger, est délicieux.

Il faut également sacrifier à un rituel bien marseillais, qui consiste à déguster des chichi fregi et des panisses à l’Estaque. Les premiers désignent des beignets frits, les seconds des hors-d’œuvre composés de farine de pois chiche et d’huile d’olive.

Religion

Marseille possède un vaste répertoire de traditions et de pratiques bien à elle. Les fêtes religieuses constituent aussi des manifestations spéciales, plus particulièrement Noël et la Chandeleur. La tradition des santons est également très vivace, tout comme la pétanque, une véritable institution.

Arts

Quelques grandes figures littéraires sont originaires de Marseille, ou ont écrit sur Marseille. Marcel Pagnol et sa Trilogie, André Suarès, les poètes Victor Gélu et Antonin Artaud sont les plus connus. Plus récemment, Jean-Claude Izzo, auteur de romans noirs, a campé ses intrigues dans la ville.

En matière de cinéma, la ville a toujours attiré les cinéastes. Marcel Pagnol, Alexandre Korda, Marc Allégret, Henri Verneuil, Jean-Jacques Beneix et Robert Guédiguian en sont quelques exemples.

Il existe une réelle tradition musicale à Marseille. Le music-hall y a connu ses heures de gloire dans les années 1930, dans le célèbre Alcazar, aujourd’hui démoli. Actuellement, d’autres styles de musique ont pris le relais, notamment le rap, dont Marseille est la capitale française, avec des groupes comme IAM.

La peinture est particulièrement féconde depuis la fin du XIXe siècle. La ville, et plus particulièrement le quartier de l’Estaque à la périphérie nord, ont joué un rôle majeur dans l’évolution des grands courants picturaux (impressionnisme, cubisme, fauvisme). Cézanne, Matisse, Derain, Braque, Dufy, entre autres, s’y sont succédés ou croisés.

Deux sculpteurs de renom ont vu le jour dans la cité phocéenne : Pierre Puget (1620-1694) et César.

Dans le domaine architectural, c’est essentiellement le XIXe siècle qui a laissé l’empreinte la plus visible dans le paysage urbain. La cathédrale de la Major, le palais Longchamp, le palais des Arts, Notre-Dame de la Garde, le palais de la Bourse, la préfecture, l’église des Réformés, le palais du Pharo témoignent de l’opulence qui caractérisait la cité phocéenne au cours de cette période, qualifiée d’ « éclectique ». Parmi les réalisations contemporaines d’envergure, il faut signaler les immeubles du quai du Port, de Fernand Pouillon, et l’unité d’habitation de Le Corbusier (années 1950), ainsi que l’hôtel du département (conseil général), inauguré en 1994, et ressemblant à un grand vaisseau spatial. Les grands architectes ayant laissé leur empreinte à Marseille ont pour nom Pierre Puget, Pascal Coste (1787-1879) et Henry Espérandieu (1829-1879).

Marseille est le berceau des santons (du provençal santoun, petit saint), figurines en argile qui garnissent les crèches de Noël. Chaque année en décembre, la foire aux santons se tient dans les allées de Meilhan, en haut de la Canebière. D’excellents santonniers officient à Marseille et proposent des figurines de toutes les tailles et à tous les prix.

Autre produit local : le savon. Après avoir subi la rude concurrence des produits synthétiques, il retrouve une nouvelle jeunesse grâce à la dynamique écologique.

Histoire

600 av. J.-C.:Des navigateurs grecs, originaires de Phocée, une cité grecque d’Ionie (près de l’actuelle Izmir, sur la côte ouest de la Turquie), en Asie Mineure, pénètrent dans la calanque du Lacydon, aujourd’hui occupée par le Vieux-Port. Le chef de l’expédition, Protis, s’unit à Gyptis, la fille du chef de la population locale, celto-ligure, et fonde Massalia.

49 av. J.-C.:César fait le siège de Marseille, qu’il accuse d’avoir pris parti pour son rival Pompée.

Ve siècle:Implantation du christianisme à Marseille. Des communautés monastiques sont fondées.

737:Charles Martel, victorieux des Sarrasins à Poitiers en 732, ravage la ville en 737 pour la soumettre car elle s’était opposée aux Francs.

843:Partage de Verdun. La Provence fait partie du grand ensemble qui revient à Lothaire, mais les comtes de Provence acquièrent une certaine indépendance.

855:Constitution du royaume de Provence, au sein duquel Marseille s’aménage une bonne marge de manœuvre.

1069:Le pouvoir municipal est éclaté entre trois entités : les vicomtes de Marseille, l’évêque et l’abbaye Saint-Victor.

1262:Après s’être rebellée, la ville se soumet au capétien Charles d’Anjou, mais réussit à garder un statut spécial, celui de « terre adjacente ».

1348:La peste décime la moitié de la ville.

1423:Marseille est mise à sac par les Catalans.

1481:Charles du Maine, neveu du roi René, comte de Provence, lègue par testament la Provence au roi de France Louis XI.

1591-1596:Casaulx, l’un des membres de la Ligue, opposée au protestantisme, tente en vain de faire de Marseille une république indépendante. La ville se range sous la bannière d’Henri IV.

XVIIe siècle:Règne de Louis XIV. Le monarque absolu jugule les velléités d’autonomie et de désobéissance de Marseille. Il y installe ses galères, fait construire deux citadelles (le fort Saint-Nicolas et le fort Saint-Jean) et aménager de nouveaux quartiers. La ville change de physionomie.

1720:La grande peste, amenée par un navire de commerce, décime la moitié de la population.

1792:Un bataillon de fédérés marseillais part pour Paris.

XIXe siècle:Siècle d’or de la ville, dont le rayonnement commercial est à son apogée. Pour refléter le faste napoléonien, de nombreux édifices monumentaux sont construits : Notre-Dame de la Major, Notre-Dame de la Garde, le palais Longchamp.

1906:La première Exposition coloniale française se tient à Marseille.

1943:Les Allemands détruisent les vieux quartiers.

1962:Plusieurs centaines de milliers de pieds-noirs s’exilent à Marseille.

1953-1986:Gaston Defferre est maire de la ville.

1998:La ville accueille la Coupe du Monde.

2001:Réélection du maire Jean-Claude Gaudin. Inauguration du TGV-Méditerranée, qui assure la liaison ferroviaire Paris-Marseille en 3h.

2007:Depuis le mois d’octobre 2007, le dispositif Le Vélo est en place dans le centre : de Mazargues à la Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations sont aménagées pour accueillir 1 000 vélos et depuis le 25 février 2008, le métro ferme à 23h en semaine au lieu de 21h et à 1h le week end.

2008:Le 16 mars 2008, Jean-Claude Gaudin est réélu de justesse maire de Marseille pour la troisième fois consécutive en battant au second tour le socialiste Jean-Noël Guérini, avec 50,42% des voix. Mais le 17 avril suivant, son premier-adjoint Renaud Muselier perd la Communauté urbaine. En juin 2008, est délivré le permis de construire du centre régional de la Méditerranée à Marseille, lieu de débat et d’exposition à vocation culturelle et économique. L’objectif de cette construction est de créer un nouvel atout pour la candidature de Marseille au statut de capitale européenne de la culture en 2013.

Environnement

Géographie

Le long de la Méditerranée, la ville de Marseille s’enroule autour d’une rade. Côté terre, elle est cernée par un cirque montagneux percé par la vallée de l’Huveaune. La chaîne de l’Étoile, où culmine le Pilon du Roi (670 m), ferme la perspective nord-est ; la montagne de Marseilleveyre et la chaîne de Saint-Cyr, avec le mont Carpiagne (645 m), se trouvent au sud.

Dépendent également de Marseille l’archipel du Frioul, qui comprend les îles de Pomègues et Ratonneau, reliées par un pont, ainsi que la petite île d’If, face au Vieux-Port. Tout au sud se trouvent le massif des calanques et l’archipel de Riou.

Marseille est à 780 km de Paris, 1 000 km de Lille, 319 km de Lyon, 200 km de Nice et 804 km de Strasbourg.

Climat

Marseille bat des records en matière de statistiques climatiques, à l’échelle de la France. L’ensoleillement annuel atteint près de 2 900h par an (seule Toulon est au-dessus) et les précipitations sont inférieures à 600 mm annuels avec, localement (notamment sur l’archipel du Frioul) moins de 500 mm, ce qui en fait le secteur le plus sec de France. L’impression d’aridité est nette dès que l’on arrive dans la ville.

La proximité immédiate du littoral garantit une douceur à toutes les époques de l’année et les températures ne descendent qu’exceptionnellement en-dessous de 0°C. La moyenne annuelle se chiffre à un peu plus de 14°C. La moyenne de janvier se monte à 5,5°C, celle d’août à 23,3°C. L’hiver est court (de décembre à février).

L’autre trait majeur du climat local est le vent, le mistral, qui balaie la ville en moyenne 100 jours par an, avec des rafales atteignant régulièrement les 100 km/h. C’est un vent froid et sec qui se forme dans les régions du Nord et du Centre de la France et dévale le couloir rhodanien.

Quant à la température de l’eau, elle atteint 22 à 23°C en août-septembre.

Flore et Faune

Malgré la proximité de nombreuses zones industrielles, Marseille bénéficie d’un environnement satisfaisant. La qualité des eaux de baignade est excellente sur toutes les plages de la ville. Quant aux calanques, elles restent un milieu protégé, fort heureusement non bétonné.

En réalité, ce sont surtout les incendies qui constituent la principale menace pour l’environnement. Régulièrement, des portions entières du littoral, ravagées par le feu, ne sont plus que des étendues désertiques. L’écosystème est gravement perturbé et la faune paie un lourd tribut à ces incendies. L’imprudence ou la négligence étant souvent à l’origine des feux de forêt, des mesures draconiennes ont été prises. Du 1er juillet à mi-septembre, l’accès à certains massifs, dont les calanques, est réglementé.

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