suivez le tour du monde d'un marseillais

Ecrit le 6 janvier 2010 par Dom'

carte Chili

carte Chili

source Lonely Planet

Introduction

Imaginez un étroit couloir de terre de 4 000 km de long et de 200 km de large bordé à l’ouest par une côte spectaculaire et à l’est par de hauts plateaux andins : bienvenue au Chili !

La culture chilienne, rescapée de la violence et de la répression subies dans son histoire récente, fleurit à nouveau, portée par un peuple volontaire et chaleureux. Si ce pays possède la plus importante population d’ascendance européenne d’Amérique du Sud, ses traditions autochtones se maintiennent dans les Andes et les plaines du Sud. En outre, ses superbes parcs nationaux se prêtent parfaitement à la randonnée et à l’observation de la faune.

Destination

Intitulé officiel du pays : République du Chili
Capitale : Santiago du Chili
Superficie : 756 950 km²
Population : 16,6 millions d’habitants
Peuples et ethnies : 95% de métis, 3% d’amérindiens, 2% d’origine européenne
Langues : espagnol (langue officielle) et dialectes amérindiens (aymara, mapuche, rapa nui)
Religions : 70% de catholiques, 15,1% d’évangélistes, 1,1% de témoins de Jéhovah
Institutions politiques : démocratie présidentielle. Depuis septembre 2005, le mandat est réduit de 6 à 4 ans. Le Sénat n’est plus composé que de 38 membres élus pour 8 ans et la Chambre des députés de 128 membres élus pour 4 ans.
Présidente : Michelle Bachelet

Economie

PIB : 245,3 milliards de $US
PIB/Hab : 14 900 $US
Croissance annuelle : 5%
Principales activités : mines (cuivre, 1er producteur mondial), blé, maïs et services
Principaux partenaires : États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni

Infos pratiques

Visas : les ressortissants de l’Union européenne n’ont pas besoin de visa si leur séjour est inférieur à 30 jours (90 jours pour les Suisses et les Canadiens), et leur passeport valable encore au moins 6 mois.
Santé : aucun risque particulier
Décalage horaire : GMT/UTC – 4h (- 3h en été)
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 V, 50 Hz
Indicatif téléphonique : + 56
Ambassade à l’étranger : Avenida Condell 65, Casilla 38-D – Providencia, Santiago de Chile – tél. +56 (2)470 80 00 ; fax. +56 (2) 470 80 50 ; www.france.cl
Ambassade en France : 2, avenue de la Motte-Picquet 75007 Paris – tél. +33 (0)1 44 18 59 60 ; fax. +33 (0)1 44 18 59 61 ; www.am-chili.fr

Quand partir ?

La grande diversité géographique du Chili permet d’envisager un séjour à n’importe quelle saison. Santiago et le centre du pays offrent des conditions optimales au printemps (septembre-novembre), avec des paysages verdoyants, ou en automne (fin février-avril). En revanche, l’été (décembre-mars) convient mieux à la visite des sites naturels comme le parc national del Paine, à Magallanes, ou la région des lacs.

Les stations de ski chiliennes attirent de nombreux touristes pendant l’été de l’hémisphère Nord (juin-août). En dehors de la période estivale, l’île de Pâques connaît des températures plus fraîches, des tarifs légèrement inférieurs et beaucoup moins d’affluence. De même, l’archipel Juan Fernandez, parfois inaccessible en hiver lorsque la pluie détrempe la piste d’atterrissage en terre battue de l’aéroport. En conséquence, optez plutôt pour le mois de mars.

Fêtes et festivals

Si Noël et Pâques donnent lieu aux plus grandes réjouissances, plusieurs événements se déroulent également en septembre. Signalons en particulier les Fiestas Patrias (mi-septembre), la fête de l’Indépendance nationale (avec des rodéos), le 18, et la journée des Forces militaires, le 19. Parmi les innombrables manifestations locales, on retiendra surtout l’étonnante Fiesta de la Virgen del Rosario célébrée à Andacollo, dans le nord du pays. Chaque année au mois de décembre, des pèlerins venus pour certains de Bolivie, suivent en procession une image de la vierge jusqu’à un énorme sanctuaire, accompagnés par des danses indiennes. Des courses de chevaux et des combats de coqs distraient les participants qui campent au milieu des collines environnantes.

Nouvel An (1er janvier), Semaine sainte (mars ou avril), fête du travail (1er mai), Glorias Navales (21 mai), Saint-Piere-et-Saint-Paul (25 juin), Assomption (15 août), fête de l’Indépendance (15 septembre), jour des forces armée (19 septembre), Dia de la Raza (découverte de l’Amérique, 12 octobre), Toussaint (1er novembre), Immaculée conception (8 décembre), Noël (25 décembre).

Devise

le peso chilien (CLP)

Coût de la vie

La réévaluation du peso chilien et l’inflation du secteur touristique ont fortement augmenté ces dernières années le coût du séjour pour les visiteurs occidentaux. Aujourd’hui, on ne peut plus considérer le Chili comme une destination bon marché. Les petits budgets s’en tireront néanmoins, car les hébergements modestes, la nourriture de base et les transports demeurent malgré tout en deçà des prix pratiqués en Europe, en Amérique du Nord et même en Argentine. Prévoyez aux alentours de 30 € par jour pour le gîte et le couvert, moins si vous vous nourrissez sur les marchés ou que vous vous contentez de petits établissements locaux.

Restauration

  • Repas économique : < 10 €
  • Repas moyen : 10-15 €
  • Repas de qualité : > 15 €

Logement

  • Chambre économique : < 22 €
  • Chambre moyenne : 22-45 €
  • Chambre de qualité : > 45 €

Conseils relatifs à l’argent

Incontestablement plus sûrs que le liquide, les chèques de voyage se révèlent toutefois difficiles à convertir dans les petites localités hors des sentiers battus. Nous vous conseillons donc d’emporter en plus quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Seuls les guichets automatiques des grandes villes vous permettront de retirer du liquide. Les cartes de crédit sont largement acceptées.

Au restaurant, l’usage veut que le client laisse un pourboire d’environ 10%. En règle générale, sachez que les serveurs ne reçoivent qu’un maigre salaire et comptent sur votre générosité. Les chauffeurs de taxi n’attendent pas de supplément de votre part, mais rien ne vous empêche d’arrondir le montant de la course. Les tarifs des bus longue distance et des taxis collectifs se négocient. Le marchandage a cours sur les marchés d’artisanat et dans les hôtels en basse saison ou en cas de long séjour.

Culture

Langue

Parallèlement à la langue espagnole officielle, une poignée de langues autochtones continuent d’être pratiquées au Chili. Dans le Nord, on dénombre plus de 20 000 locuteurs de l’aymara, et dans le Sud près d’un demi-million de personnes parlent encore le mapuche. Plus curieux, citons le rapa nui, l’idiome polynésien des habitants de l’île de Pâques.

Salut : Hola !
Au-revoir : Adios !
S’il vous plaît : Por favor
Merci : Gracias
De rien : De nada
Je (ne) comprends (pas) : (No) entiendo
Je voudrais un billet aller-retour : Quisiera un billete de ida y vuelta
Je veux aller à… : Quiero ir a…
Je cherche… : Estoy buscando…
Mon hôtel : mi hotel
Le château : el castillo
La cathédrale : la catedral
L’église : la iglesia
La place principale : la plaza mayor
Je voudrais le menu du jour : Quisiera el menu del dia

Nourriture

La cuisine chilienne utilise les produits de la mer, le bœuf, les fruits et les légumes, reflétant dans sa composition la variété géographique du pays. Vous aurez de multiples occasions de goûter aux empanadas, de gros chaussons farcis à toutes sortes de choses, et aux humitas, viande hachée et piments rouges cuits à la vapeur dans une enveloppe de maïs. Le lomo a lo pobre, une tranche de bœuf surmontée de deux œufs frits et noyée sous les frites, fait office de plat national. La parillada, cauchemar des végétariens et des cardiologues, est un assortiment de grillades qui peut comprendre de l’intestin, de la mamelle et du boudin. Vous apprécierez sans doute davantage le curanto, un copieux ragoût à base de poisson, de coquillages, de poulet, de porc, d’agneau, de bœuf et de pommes de terre. Les vins chiliens ont la réputation d’être les meilleurs d’Amérique du Sud. En guise d’apéritif, ne manquez pas le pisco sour, un cocktail d’eau de vie de raisin, de jus de citron, de blanc d’œuf et de sucre en poudre.

Religion

Plus de 70% de la population appartient au culte catholique, mais le protestantisme évangélique gagne du terrain. Omniprésente, l’architecture religieuse se traduit par de belles églises coloniales ou de petits sanctuaires au bord des routes, dont certains constituent de superbes exemples d’art populaire.

Arts

Le poids de son héritage européen rend le Chili moins dépaysant que la Bolivie ou le Pérou voisins. L’éducation française de nombre d’intellectuels chiliens a fortement influencé les arts. En témoignent l’importance des galeries et des musées ainsi qu’une scène théâtrale très dynamique. La production littéraire a bénéficié d’une résonance internationale grâce aux poètes Gabriela Mistral et Pablo Neruda, lauréats du prix Nobel. Jusqu’en 1973, le cinéma chilien faisait partie des plus inventifs d’Amérique du Sud. Émigré en France, le cinéaste Raul Ruiz illustre bien cette veine. Pendant la dictature, la musique populaire a joué un grand rôle contre l’oppression. Le chanteur engagé Victor Jara l’a d’ailleurs payé de sa vie.

A ne pas manquer

Santiago

Agglomération tentaculaire, hérissée de gratte-ciel, la capitale du Chili possède pourtant un centre relativement petit formant un triangle approximatif, délimité au nord par le rio Mapocho. Des avenues et des places imposantes, bordées de bâtiments publics, d’églises et de parcs composent le paysage urbain hérité de la colonisation espagnole. Malgré la présence de la Vierge, veillant sur la ville du sommet du Cerro San Cristobal (860 m), dans le parc de loisirs Metropolitano, Santiago souffre des embouteillages et d’une pollution endémique.

La visite passe par le mercado central, un marché haut en couleur, le centre historique de la plaza de Armas et le paseo Ahumada, une rue piétonne peuplée de musiciens et de marchands ambulants. Construit à la fin de l’époque colonial, l’énorme palais de la Moneda, la résidence présidentielle, reste associé au coup d’État de 1973. Parmi les nombreux musées, le musée Précolombien, joliment aménagé, mérite une attention particulière. Le musée de Santiago expose des dioramas et des reconstitutions concernant l’urbanisme de la ville. Le palacio de Bellas Artes, conçu sur le modèle du Petit Palais de Paris, renferme une belle collection d’art chilien et européen.

Les hôtels bon marché se concentrent surtout dans le secteur peu avenant proche de la gare routière Nord. Pour le meilleur choix d’établissements de catégorie moyenne et supérieure, rendez-vous à Alameda, un quartier central entre l’avenida Balmaceda et l’avenida General O’Higgins. Les restaurants en tous genres abondent, en particulier autour des gares routières, des rues piétonnes, d’Alameda et de la plaza de Armas. Le « quartier parisien » de Bellavista figure parmi les endroits les plus animés pour déguster la cuisine locale. Une foire à l’artisanat s’y déroule les vendredi et samedi après-midi.

Valparaiso

Premier port et deuxième agglomération du pays, Valpo vous attend à 120 km au nord-ouest de Santiago. Malgré sa taille, il s’agit de la ville la plus pittoresque du Chili et d’une des plus surprenantes d’Amérique du Sud. Occupant une étroite bande de terre entre le front de mer et les collines environnantes, son centre sillonné de rues pavées est dominé par des falaises à pic. On accède aux faubourgs situés sur les hauteurs par des funiculaires et des volées d’escaliers. Une vie ne suffirait pas à explorer les multiples détours de ce dédale urbain. Lorsque vous en aurez assez de flâner, les musées d’Histoire naturelle, des Beaux-Arts et de la Marine méritent une visite. Le Muelle Prat, la jetée nouvellement réaménagée, accueille un marché d’artisanat plein de vie.

Viña del Mar

Dix kilomètres seulement séparent Valparaiso de cette élégante station balnéaire. Sa végétation subtropicale soigneusement entretenue, composée de palmiers et de bananiers, vaut à Viña del Mar l’appellation de ville-jardin. Des voitures tirées par des chevaux passent devant les belles demeures de la fin du XIXe siècle bâties au bord de la rivière et de la plage. Outre ses étendues de sable blanc, la ville bénéficie de nombreux parcs et d’intéressants musées installés dans de vieilles bâtisses restaurées. Le jardin botanique national du Chili présente sur 61 hectares des plantes de la région et des espèces exotiques.

La Serena

L’une des toutes premières villes du Chili fondées par les Espagnols, La Serena revêt une importance particulière sur le plan historique et économique. En raison de ses richesses minières (cuivre, argent) et agricoles, elle disposa jadis du droit de battre monnaie. Aujourd’hui, elle conserve sa physionomie coloniale et se pose comme la station balnéaire concurrente de Viña del Mar. Lorsque vous aurez profité de ses plages superbes, il vous restera à découvrir plusieurs musées ainsi que les pittoresques villages et vignobles alentour.

Le parc national de Puyehue

Le parc national de Puyehue, le plus fréquenté du pays, englobe 107 000 hectares de forêts luxuriantes et de paysages volcaniques grandioses dans la magnifique région des lacs. Ses zones densément boisées abritent des pumas, des pudú (chevreuils de petite taille) et quantité d’oiseaux. À noter aussi la présence de plantes spécifiques comme la curieuse nalca, aux feuilles en forme d’ombrelle, ou l’ulmo aux troncs multiples. Doté de sentiers de randonnée, de lacs, de sources thermales, de stations de ski et de chutes d’eau, le parc permet quantité d’activités.

Puerto Montt

Fondée au milieu du XIXe siècle par des colons allemands, cette ville majeure du Chili méridional arbore une architecture d’Europe centrale caractérisée par des toits pentus en bardeaux et des balcons décorés. Sur sa grand-place se dresse une cathédrale en bois de séquoia datant de 1856. Nœud de communication, Puerto Montt constitue le point de départ pour la région des lacs, l’île de Chiloé et la Patagonie. Le port voisin d’Angelmó et l’île de Tenglo jouissent d’une atmosphère plus détendue. Un remarquable marché d’artisanat se tient à Angelmó où vous pourrez également vous régaler de succulents fruits de mer.

L’île de Pâques (Rapa Nui)

Il n’existe pas au monde de territoire insulaire habité plus éloigné du continent que la mystérieuse île de Pâques, à 3 700 km à l’ouest des côtes chiliennes. On ignore toujours comment sa population d’origine polynésienne est parvenue jusque-là. On ne connaît pas non plus les méthodes utilisées pour réaliser et surtout transporter les quelque trois cents colosses de basalte, les moai, érigées sur l’île. Pour atteindre cette destination hors des sentiers battus, vous devrez parcourir en bateau plus de 1 900 km sans rencontrer le moindre îlot habité. L’annexion officielle de l’île de Pâques remonte à 1888, durant la période d’expansion territoriale du Chili qui suivit la guerre du Pacifique. Environ 2 000 personnes vivent sur l’île, pratiquement toutes dans la localité d’Hanga Roa. La population se compose à 70% de Polynésiens auxquels viennent s’ajouter des personnes originaires du Chili.

A voir également....

,

Les commentaires sont clos.