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Ecrit le 3 septembre 2010 par Dom'

10 Commentaires

005C‘est le Pérou ou c’est pas le Pérou !

C’est une fortune, c’est un bon filon / Ce n’est pas un gain énorme.
Le Pérou, fondé par Manco-Capac, chef des Incas, devint une vice-royauté espagnole après 1532. A cette période la conquête, ô combien violente, du Pérou se termine, les derniers Incas sont capturés et asservis et l’essor de ce pays atteint son apogée quelques années après avec le développement de l’activité minière. Les sous-sols de cette contrée regorgeaient d’or et d’argent qui, une fois extraits, étaient envoyés par centaines de tonnes en europe. Très vite, les plus gros gisements furent exploités par une poignée de propriétaires qui firent ainsi fortune et se trouvèrent parfois bien plus riches que beaucoup de nobles en Espagne.Cet eldorado a marqué l’imaginaire collectif et même si bien plus tard le pays s’est appauvri à force d’ expatrier ses richesses, le Pérou est resté LE pays de toutes les richesses, de la fortune d’où l’expression “c’est le Pérou” en parlant d’une grande fortune ou de quelque chose d’inattendu et de grand intérêt. De même l’expression “gagner le Pérou” (avoir accumulé une grande fortune, avoir trouvé un bon filon) trouve son origine dans cette réputation de richesse du Pérou qui faisait tant rêver les hommes.
A contrario, l’expression “ce n’est pas le Pérou” s’emploie lorsque l’on parle de quelque chose de peu de valeur, d’un petit gain.
Notons que la traduction espagnole de l’expression “c’est le Pérou” est “es un Potosi” du nom de la mine d’argent de Potosi (aujourd’hui en Bolivie). Locution qui donna ensuite l’expression française oubliée “riche comme un Potosi” soit plus communément “riche comme Crésus »…


C’était la minute culturelle du jour !

Me voilà enfin arrivé après avoir rejoint Madrid depuis l’épisode londonien, attendu 4h en transit et enfin pris l’avion pour le Pérou…je vous le confirme donc « No visa is required » pour une durée inférieure à 183 jours….

Arrivée donc ce matin à 5h30 heure locale (-7h), 17°, temps gris et humide. C’est le printemps ici, donc le surf dans le pacifique, ce sera pour une autre fois…En sortant de l’aéroport, mon contact affichait une pancarte avec mon nom ainsi que celui de l’auberge de jeunesse (on devrait dire auberge des sans sous !). Un péruvien âgé de 60 ans m’attendait en me disant que cela faisait très longtemps qu’il était là  (ha bon ?), ce que je traduisis aussitôt par « gros pourboire moi vouloir ». C’était un homme très massif qui trainait la jambe gauche avec des lobes d’oreilles qui lui caressaient les épaules, un gros bouddha péruvien qui répondait au prénom de Pedro. Pedro vit près de l’aéroport et travaille avec les hôtels de proximité, sa vieille toyota des années 80 devrait encore tenir jusqu’à sa retraite ! Après quelques tentatives en espagnol, ce fut l’anglais assorti de quelques mots castillans et saupoudré de français…bref nous avions établi un dialogue…Pedro était veuf depuis 3 ans et sa femme, atteinte d’un cancer était décédée, elle lui manquait terriblement, ils se sont connus au collège il y avait presque 50 ans de cela, Pedro élève seul sa fille de 16 ans qui termine le lycée cette année (année scolaire hémisphère sud de mars à décembre) et devrait rejoindre l’université l’année prochaine. Pedro me déposa après 45mn de trajet devant une maison jaune/orange qui semblait abandonnée au fin fond d’une ruelle étroite. Pedro m’aida à descendre mes bagages et nous voilà face à une grille rouillée derrière laquelle on pouvait apercevoir une porte sombre. L’endroit semblait abandonné : pas de sonnette, pas de panneaux, nada..Après avoir frappé et frappé plusieurs fois, un jeune rasta que l’on venait de réveiller nous ouvrit la porte ; le lieu était donc habité. Carlos, la tête dans le sac (suis pas le seul !) m’accueille en pyjama, me fait visiter rapidement les lieux, me donne ma chambre/dortoir de 4, mais je serais seul pour l’instant et retourne se coucher dans le canapé du séjour. Je pris possession des lieux et 1h plus tard, vers 8h je partis découvrir les alentours.

Le pacifique à proximité était couvert de brume et de grands hôtels longeaient la côte, je décida donc d’aller à la fraîche dans le centre historique de Lima. Après 2 heures de marche à longer la côte, je réalisais…que j’étais perdu. Help, puede ayurdame por favor ? Une très sympatique péruvienne aux yeux bridés me lança que j’étais très très loin du centre historique et se mit en tête de vouloir m’appeler un taxi. Je la remercia en lui précisant que je ne comptais pas y mettre plus de 10 soles ( 1 € = 3,30 soles)…elle me demanda de l’accompagner à l’hôtel Marriott et me trouve un taxi pouvant m’y emmener pour 20$ ! Je refusa son offre malgré son dévouement et elle finit par me trouver un taxi pour 12 soles, devant le Mariott, c’était le seul taxi pourrave qui était présent ..un policier a pris ses références en lui demandant de me conduire à la place mayor pour 12 soles…Je m’empressa d’y monter en remerciant « muchas gracias muchas gracias » ma sauveuse péruvienne…

Après les embouteillages du matin, les klaxons, les sirènes de policiers, me voici  débarqué au centre historique de Lima, vous en admirerez les photos (cliquer sur Photos et ouvrer le post Lima…Les Photos ou à partir de la galerie des dernières photos sur votre droite Dom’s Gallery ou encore cliquer sur le lien en bas de l’article Pérou-Photos). Le cente historique de Lima est propre et très sécurisé (des policiers par 3 avec des boucliers transparents tous les 20m). Très bel endroit, je pense y retourner ce week-end si le temps est plus ensoleillé.

Puis ce fut le retour, à pied cette fois en quête d’écoles primaires. L’avenue Arequipa fait plus de 10 kms et rejoint Miraflores jusqu’au pacifique. Je pris mon courage et hop…Ambassades, universités, mac do, …etc…etc et colegio…Après 3 tentatives infructueuses, je n’ai pas réussi à franchir le contrôle sécurité, j’aperçus au loin l’alliance française, je décidais donc d’y entrer « asile, asile !!! ». On me conduisit auprès de Elodie, jeune charmante française qui travaillait à la médiathèque de l’alliance française de Lima depuis 2 ans. Très vite Elodie m’accompagna dans le bureau de la directrice qui très vite convoqua la coordinatrice de toutes les écoles françaises à Lima – Edwige – ;  je pensais donc que Rico allait pouvoir chanter KIKIRIKI très fort…Le projet leur a plu et lorsque je leur ait dit que je quittais Lima mardi, alors là, la motivation des deux femmes s’est abattue comme un soufflé : « ce mardi ? Cela va être très dur, il nous faut des autorisations pour pénétrer dans les écoles et pour mardi, cela risque d’être court… », Edwige a pris mon numéro de téléphone par politesse et doit me téléphoner cet après-midi…Je suis retourné remercier Elodie qui entretemps m’avait listé une asso sur Lima et un professeur de français…qui vient de m’écrire « C’est trop court pour les autorisations, je vous communique les coordonnées de …Edwige ! mais je vous attends demain après-midi à l’alliance pour vous rencontrer et échanger, c’est déjà bien !

Demain je vais donc, sur les conseils d’Elodie, taper à la porte du collège franco-péruvien et je verrais bien ce qu’il en est. Je pense que dans la capitale, il est beaucoup plus difficile de pénétrer les écoles qu’en province et campagnes…La suite nous le dira, i cross fingers…

Voilà je vais faire une petite sieste, estoy moy cansado !

Hasta ponto et gros poutoun !

Dom’

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10 Réponses à “C’est le Pérou !”

  1. avatar

    ton fiston

    8 years ago

    voila papa un petit mot pour t’apporter mon soutien et te dire que je suis fier de toi que tu soit arriver jusque la bravo a toi :wink: jte fait de gros bsx


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