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Ecrit le 3 avril 2010 par Dom'

carte Cambodge

carte Cambodge

source Lonely Planet

Introduction

Comment ne pas succomber à la magie du Cambodge, tout à la fois charmant et déroutant ? La paix est revenue dans ce pays splendide, meurtri par trois décennies de guerre, et les Cambodgiens au sourire légendaire ouvrent les bras au monde.

Angkor, de nouveau le symbole de la nation, attire des visiteurs du monde entier. Cependant, bien d’autres trésors attendent le touriste curieux, tels Phnom Penh, la capitale trépidante, Sihanoukville, la principale station balnéaire, et les îles paradisiaques au large, les villes provinciales au charme alangui ou les régions montagneuses et peu explorées de l’est ou de l’ouest. Un voyage dans le royaume khmer reste une aventure autant que des vacances.

Destination

Intitulé officiel du pays : Royaume du Cambodge
Capitale : Phnom Penh
Superficie : 181 040 km²
Population : 14,5 millions d’habitants
Peuples et ethnies : 90% de Khmers, 5% de Vietnamiens, 4% de Cham, 1% de Chinois
Langues : khmer, français, anglais, vietnamien
Religions : 95% de bouddhistes ; animisme, islam, christianisme
Institutions politiques : ancienne « démocratie populaire », mise en place par les Vietnamiens en 1979, le Cambodge est devenu une monarchie constitutionnelle à la suite des Accords de paix de Paris et des élections de 1993. Régime parlementaire.
Roi: Norodom Sihamoni
Premier ministre : Hun Sen

Economie

PIB : 25,95 milliards de $US
PIB/Hab : 2 000 $US
Croissance annuelle: 6,8%
Principales activités : le bâtiment, le tourisme et l’habillement sont les principaux éléments de la croissance. L’agriculture représente encore un tiers de la production nationale. L’exploitation des gisements d’hydrocarbures découverts au large de la côte sud devrait démarrer en 2011 et rapporter à terme 1 milliard de $US par an. Toutefois, le Cambodge reste un pays pauvre, fortement dépendant de l’aide internationale.
Principaux partenaires : Union européenne, États-Unis, Canada, Japon, Chine, Corée, Singapour

Infos pratiques

Visas : le gouvernement délivre dans les ambassades des visas de tourisme valables un mois et renouvelables une seule fois.
Santé : attention aux maladies transmises par les piqûres d’insectes (le paludisme, la dengue…), prenez un traitement préventif et utilisez des répulsifs. La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est conseillée, ainsi que celles de la fièvre typhoïde, des hépatites A et B et, en cas de séjour en zone rurale, de l’encéphalite japonaise. Ne pas boire l’eau du robinet.
Précautions à prendre : alors que le souvenir de la guerre s’estompe, le pays devient plus sûr pour les voyageurs. Évitez cependant les rassemblements politiques, informez-vous sur la situation avant d’entreprendre un trajet peu fréquenté, surtout si vous voyagez à moto, et observez toujours la règle d’or : ne pas quitter les sentiers tracés en raison des mines antipersonnel, toujours présentes. Soyez très prudent la nuit, surtout en ville. Dans les régions reculées, renseignez-vous sur l’état des routes, parfois coupées pendant la saison des pluies.
Décalage horaire : GMT/UTC + 6h (+ 7h en été)
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 V, 50Hz
Indicatif téléphonique : + 855
Ambassade à l’étranger : 1, boulevard Monivong BP 18 Phnom Penh – tél. +855 (23) 43 00 20 ; fax. +855 (23) 43 00 37 www.ambafrance-kh.org
Ambassade en France : 4, rue Adolphe Yvon 75116 Paris – tél. +33 (0)1 45 03 47 20 ; fax. +33 (0)1 45 03 47 40

Quand partir ?

Décembre et janvier sont les mois les plus propices à la découverte du Cambodge. L’humidité est alors supportable et les précipitations, rares. À partir de février, la température commence à grimper et atteint son maximum en avril et mai, quand règne une chaleur torride. Pendant la saison des pluies, de juin à octobre, les campagnes reverdissent et les touristes sont moins nombreux à Angkor.

Fêtes et festivals

Les fêtes suivent le calendrier lunaire et leurs dates changent chaque année. Trois d’entre elles sont particulièrement importantes. Le Nouvel An khmer, ou Chaul Chnam Khmer, se déroule vers la mi-avril et dure 3 jours, durant lesquels les Khmers portent des offrandes aux vat, astiquent leur maison et échangent des cadeaux. À la fin de mois de mai, la célébration des labours royaux, ou Chat Preah Nengkal, est un rituel agricole conduit par la famille royale. Fin novembre, l’inversion des eaux du Tonlé Sap donne lieu à des festivités et à des courses de bateaux. Avec l’arrivée de la saison sèche, les eaux qui se déversent dans le lac Tonlé Sap inversent leur cours pour se jeter dans le Mékong. À la saison des pluies, le phénomène contraire se produit : spectacle unique au monde.

Nouvel An (1er janvier), Victoire sur le régime de Génocide (7 janvier), Journée internationale des femmes (8 mars), Fête du travail (1er mai), Fête de la Constitution (24 septembre), Anniversaire du roi (du 30 octobre au 1er novembre), Fête de l’Indépendance (9 novembre), Journée internationale des Droits de l’homme (10 décembre).

Devise

le riel (KHR)

Coût de la vie

Le Cambodge reste un pays très bon marché malgré l’utilisation prépondérante du dollar US. À Phnom Penh, on peut limiter ses dépenses quotidiennes à 10 €, ou 17 € en s’accordant quelques plaisirs. Dans la capitale et à Siem Reap, les chambres les moins chères valent de 1,50 à 3,50 €. Dans la catégorie moyenne, comptez de 10 à 50 €, et 8 € dans le reste du pays. En fréquentant les restaurants locaux, votre budget repas ne dépassera pas 5 € par jour. Angkor, destination incontournable, reste relativement cher, entre l’achat du pass (de 13,50 à 40 € selon la durée) et la location d’un moyen de transport (9 € par jour en moyenne). Avec l’amélioration des routes, les services de bus se sont développés et permettent de sillonner la majeure partie du pays à moindres frais.

Logement

  • Chambre économique : < 15 $US
  • Chambre moyenne : 15-75 $US
  • Chambre de qualité : > 75 $US

Conseils relatifs à l’argent

Le dollar US est accepté partout et il est utile d’en avoir une réserve en petites coupures. Les euros se changent facilement à Phnom Penh et Siem Reap ; les banques prélèvent habituellement une commisson de 2%. La plupart des banques délivrent des avances sur les principales cartes bancaires (Visa, MasterCard) et les DAB (distributeurs de billets) se généralisent dans les grandes villes ; ils distribuent des dollars US. Hôtels haut de gamme, boutiques et restaurants chics et compagnies aériennes acceptent les paiements par carte de crédit, mais ajoutent 3% de frais.

Si le pourboire n’est pas une tradition locale, il est volontiers accepté et compense la faiblesse des salaires. Sur les marchés, le marchandage – sans agressivité – est la règle. N’hésitez pas à négocier la location d’un vélo, voire le prix d’une chambre.

Activités

Avec l’essor du tourisme, le choix des activités sportives s’étoffe régulièrement. Outre les habituels sports nautiques sur les plages de Sihanoukville, on peut désormais s’adonner aux joies de la plongée et du snorkeling, au trekking, au cyclotourisme, aux randonnées à VTT, aux promenades en bateau, à l’observation des oiseaux et même au golf.

A ne pas manquer

Phnom Penh

La capitale est située au confluent des fleuves Mékong, Bassac et Tonlé Sap. Considérée comme la ville la plus agréable du temps de l’Indochine française, Phnom Penh a connu depuis bien des vicissitudes, surtout durant la période khmère rouge, mais elle est aujourd’hui en pleine renaissance. Par endroits, des bâtiments témoignent encore de la colonisation française. Les principaux boulevards sont orientés du nord au sud, parallèlement aux berges du Tonlé Sap et du Bassac. Le boulevard Monivong coupe le centre-ville en passant légèrement à l’ouest du marché central ; de nombreux hôtels et commerces se regroupent dans la partie nord de ce boulevard. Le Musée national, un bel édifice rouge des années 1920, renferme une exceptionnelle collection de sculptures khmères. À proximité, le Palais royal et la pagode d’Argent méritent également la visite. Le musée Tuol Sleng est un témoignage bouleversant de la barbarie khmère rouge, de même que les charniers de Choeung-Ek, à 15 km de la ville.

La capitale compte de nombreuses pensions très bon marché et les hôtels de catégorie moyenne offrent des chambres confortables à partir de 10 €. Un choix infini s’offre en matère de restauration, des gargotes improvisées sur le trottoir aux restaurants les plus raffinés.

Angkor

À quelques kilomètres de Siem Reap, Angkor, la capitale de l’ancien Empire khmer, est une merveille architecturale. Comptez au moins 4 ou 5 jours pour découvrir quelques-uns de ses monuments fabuleux – Angkor Vat, le plus majestueux, le mystérieux Bayon et la cité fortifiée d’Angkor Thom. À l’entrée du site, il faut acheter un pass d’une journée, de trois jours ou d’une semaine (13,50, 26,60 ou 40 €). On trouve facilement un hébergement à Siem Reap, petite ville provinciale en plein essor, où les hôtels et les restaurants ont poussé comme des champignons ces dernières années. Le marché couvert conserve son charme malgré l’afflux de touristes. Vous pourrez facilement louer une moto-dop ou un tuk-tuk pour rejoindre le site et circuler entre les temples (9 € en moyenne par jour). L’excursion en barque sur le Tonlé Sap (environ 6,50 €) permet de découvrir un étonnant village vietnamien flottant.

Sihanoukville

Cité portuaire et station balnéaire, Sihanoukville est entourée de plages de sable blanc qui attirent les adeptes locaux et internationaux du bronzage. La plage d’Occheuteal prolongée au nord-ouest par celle de Serendipity, est considérée comme la plus belle. Toutefois, les grands projets de développement en cours risquent de changer à jamais l’ambiance de l’endroit. On trouve encore à se loger pour des prix raisonnables. Reste à savoir pour combien de temps ?

Udong

À 40 km au nord de Phnom Penh, Udong fut la capitale du pays de 1618 à 1866. Les deux collines de Phnom Udong, jalonnées de plusieurs stûpas, en sont les principales curiosités. Sur la plus basse, une mosquée, Ta San, est orientée vers La Mecque. La seconde est appelée Phnom Preah Reach Throap (colline de la fortune royale) parce qu’un roi khmer du XVIe siècle y aurait caché un trésor. Tombes royales, statues du Bouddha et mémorial en souvenir des victimes du génocide constituent un saisissant concentré de l’histoire du Cambodge. De Phnom Penh, un taxi vous demandera 27 € pour l’aller-retour dans la journée.

Ratanakiri

Plusieurs tribus isolées vivent dans cette région montagneuse, dans la point nord-est du pays. Désormais débarrassée de mines antipersonnel, elle séduira les amateurs de trekking. Évitez la saison des pluies en raison du paludisme et de la dengue. La petite ville de Ban Lung offre maintenant un bon choix d’hébergements et compte un nombre croissant de restaurants. À 5 km de la ville, la zone protégée de Yeak Lom renferme un superbe lac volcanique entouré de légendes. Les vols entre Phnom Penh et le Ratanakiri sont actuellement suspendus, mais pourraient reprendre. En attendant, prévoyez un jour de voyage pour le trajet en bus.

Culture

Coutumes

Comme les Thaïs, les Cambodgiens se saluent par une inclinaison du buste, les mains jointes, le sompiah. Plus l’inclinaison est profonde et les mains hautes, plus le respect est marqué. La poignée de main à l’occidentale tend à s’imposer depuis quelques années. Comme partout en Asie, un petit cadeau, symbole de gratitude, est apprécié lors d’une invitation. Il doit toujours être offert des deux mains, ou de la main droite. N’oubliez pas de vous déchausser avant d’entrer dans une maison khmère. Une tenue vestimentaire correcte (ni short, ni T-shirt sans manches) est recommandée pour la visite des pagodes.

Langue

La langue khmère ou cambodgienne a des points communs avec d’autres langues voisines, en revanche, ce n’est pas une langue tonale : le ton ne modifie pas la signification des mots. Reste la complexité de la prononciation, que ne compense pas la simplicité de la grammaire.

Suai s’dei : Bonjour
Lia sunhhao-y : Au revoir
Juab kh’nia th’ngaykrao-y : À bientôt
Baat : Oui (pour les hommes)
jaa : Oui ( pour les femmes)
te : Non
Sohm : S’il vous plaît
Aw kohn : Merci
Sohm Toh : Excusez-moi
Niak sohk sabaay te : Bonjour, comment allez-vous?
Kh’nyohm ch’muah : Je m’appelle…
Kh’nyohm mao pii : Je viens de…
Tii nih mian niak jeh phiasaa awngle te? : Est-ce que quelqu’un parle anglais ?
Neuv ai naa ? : Où se trouve…?
Khaang joeng : Nord
Khaang d’bowng : Sud
Khaang kaot : Est
Khaang leit : Ouest

Nourriture

Influencée par les traditions thaïlandaises et laotiennes voisines, la cuisine cambodgienne présente cependant des particularités et de savoureuses spécialités locales. Le riz constitue la base de l’alimentation. Un repas cambodgien comporte presque toujours une soupe (ou samlor), servie en même temps que les autres plats. À recommander, la samlor chapek, soupe de porc parfumé au gingembre. Les poissons du Tonlé Sap entrent dans la composition de nombreux plats ou se consomment grillés (trey ahng). Le plus souvent, le poisson est découpé en morceaux, roulés dans une feuille de laitue ou d’épinard et trempés dans une sauce au poisson. Les salades cambodgiennes, parfumées au coriandre, aux feuilles de menthe et au thym citronné, sont délicieuses. On déguste des nouilles de riz ou khao phoune à tous les coins de rue. Les Cambodgiens boivent habituellement du thé ou de la bière avec leur repas. L’Angkor, la bière locale, est très bonne.

Religion

Religion de l’Empire khmer du Ier au XIVe siècle, l’hindouisme a fortement influencé la statuaire d’Angkor. Shiva fut la divinité préférée de la famille royale, avant d’être supplanté par Vishnu au XIIe siècle. Introduit entre le XIIIe et le XVe siècles, le bouddhisme theravada devint la religion d’État et le resta jusqu’à la prise du pouvoir par les Khmers rouges, en 1975. La doctrine theravada définit trois principaux aspects de l’existence humaine : le dukkha (souffrance), l’anicca (caractère transitoire de toute chose) et l’anatta (caractère non substantiel de la réalité). L’objectif ultime du bouddhisme theravada est le nibbana (nirvana en sanskrit), littéralement : « explosion » ou « extinction » des causes de la dukkha. Chaque homme est amené à devenir moine durant une brève période de son existence (idéalement entre la fin de sa formation et son entrée dans la vie active).

Arts

Les exactions des Khmers rouges ont porté des coups terribles à la culture locale. Ceux-ci ont détruit les statues, les instruments de musique, les livres : tout ce qui pouvait rappeler de près ou de loin un passé dont ils entendaient effacer toute trace. Depuis le début des années 1990, on assiste à une lente renaissance de la culture traditionnelle. Le Ballet royal du Cambodge rappelle, plus que tout autre forme d’art, la gloire passée d’Angkor. Le théâtre de masques (lkhaon khaol) a repris de la vigueur. La musique accompagne tous les rites religieux. Parmi les ensembles musicaux traditionnels, l’areak ka accompagne les mariages et se compose d’un violon à trois cordes (tro khmae), d’un instrument recourbé à corde unique (khsae muoy) et de percussions (skor areak). La sculpture et l’architecture contemporaines sont fortement influencées par les beautés d’Angkor. Si le cinéma peine à renaître, Rithy Panh, un réalisateur franco-cambodgien, a tourné plusieurs films et documentaires passionnants, dont certains ont été primés lors de festivals internationaux.

Environnement

Géographie

Le Cambodge partage des frontières avec la Thaïlande, le Vietnam et le Laos. La géographie de ce petit pays est structurée par le Mékong, qui le traverse, et le lac Tonlé Sap, dont la superficie double pendant la saison des pluies. Les crues du Mékong et du Tonlé Sap ont généré des terres extrêmement fertiles au centre du pays, où se concentre la majorité de la population. Le Tonlé Sap est par ailleurs l’un des lacs les plus riches au monde en poissons d’eau douce. Le pays compte trois massifs montagneux, au sud-ouest, le long de la frontière avec la Thaïlande et dans la pointe nord-est. La déforestation sauvage a décimé les épaisses forêts qui couvraient jadis le territoire cambodgien.

Climat

Il est dominé par deux moussons qui rythment la vie rurale. La mousson du nord-est, froide et sèche, transportant peu de pluies, souffle de novembre à mars. De mai à début octobre, la mousson du sud-ouest apporte des vents forts, une humidité importante et de fortes pluies. La plupart des précipitations s’abattent dans l’après-midi. Les températures varient de 20°C en janvier, le mois le plus frais, à 35°C et plus en avril et mai, les mois les plus chauds de l’année.

Flore et Faune

La plaine centrale, où se concentre la plus grande partie de la population, est occupée essentiellement par des rizières qui alternent avec des terrains vagues, envahis par les roseaux et les hautes herbes, et des zones boisées. Le littoral abrite des mangroves et des arbres à feuilles persistantes. En altitude, les pinèdes dominent. Les plateaux intermédiaires sont le domaine des prairies et des forêts caduques, mais aussi des orchidées. Le symbole du Cambodge est le palmier à sucre, utilisé massivement comme matériau de construction. La déforestation, engendrée par la demande de bois et de terre pour les plantations, représente la principale menace pour les écosystèmes cambodgiens. Si l’abattage industriel a cessé, l’exploitation illégale à petite échelle se poursuit. De plus, les “concessions économiques” accordées pour les plantations respectent rarement les limites légales, pourtant généreuses.

Le malheur des hommes a fait le bonheur d’une faune très riche et bien préservée au Cambodge. Jugez-en plutôt : ours, éléphants, rhinocéros, léopards, tigres et buffles sauvages sont encore présents. Les oiseaux ont aussi fait leur nid : cormoran, grue, aigrette, tétras, héron, pélican et canard sauvage. Attention aux serpents venimeux, tels le cobra, le cobra royal, le bongare strié et la vipère de Russell.

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