suivez le tour du monde d'un marseillais

Ecrit le 3 janvier 2010 par Dom'

carte Brésil

carte Brésil

source Lonely Planet

Introduction

Le Brésil, paradis tropical, synonyme d’évasion, de villes vouées corps et âme à la musique ? Pas seulement ! Parlez-en aux amateurs de nature sauvage, qui rêvent de partir dans la forêt amazonienne, dans le Pantanal (immense plaine marécageuse, paradis des ornithologues) ou les chutes d’Iguaçu, sans oublier les 8 000 km de côtes spectaculaires.

Célèbre pour son incontournable carnaval, Rio de Janeiro est la parfaite incarnation de la joie de vivre. Les plages de Copacabana et d’Ipanema, rendues mythiques par les chanteurs de bossa-nova, ainsi que les clubs de sambas de la ville attirent les voyageurs du monde entier.

Le Nordeste et sa capitale, Salvador de Bahia, fascinent par la culture afro-brésilienne, dont les manifestations les plus spectaculaires sont les pratiques spirituelles du « candomblé » et de la « capoeira », affrontement rituel entre la danse et la lutte.

Destination de rêve, pays du métissage, de la fête, des rythmes envoûtants et des mélodies nostalgiques, le Brésil est tout cela à la fois. Au-delà des clichés habituels, le voyageur découvrira la richesse humaine d’un pays où précarité et croissance économique se côtoient et s’affrontent chaque jour dans une joie de vivre communicative.

Destination

Intitulé officiel du pays : République fédérative du Brésil
Capitale : Brasília
Superficie : 8 511 965 km²
Population : 198 739 269 habitants
Peuples et ethnies : 53,7% de descendants de colons européens, 38,5% de mulâtre, 6,2% de descendants d’esclaves africains, 2% de descendants d’amérindiens, de japonais…
Langues : portugais
Religions : 73,6% de catholiques, 15,4% de protestants
Institutions politiques : république fédérale (26 États et le district fédéral de Brasília)
Président : Luiz Inácio Lula da Silva, dit « Lula »

Economie

PIB : 1,99 mille milliards $US
PIB/Hab : 10 100 $US
Croissance annuelle: 5,2%
Principales activités : mines et métallurgie, industrie des transports, agriculture et agro-alimentaire (soja, café, sucre), biocarburant
Principaux partenaires : Union européenne, Amérique centrale, Amérique latine, Asie, États-Unis

Infos pratiques

Visas : pour un séjour de moins de 3 mois, les ressortissants français, belges et suisses n’ont pas besoin de visa. Un passeport d’une validité supérieure à 6 mois (au-delà de la date de votre retour) suffit. Les Canadiens, en revanche, devront se procurer un visa touristique avant leur départ.
Santé : risque de dengue, paludisme, méningite, rage, fièvre jaune. Un certificat de vaccination est demandé à tous les voyageurs en provenance d’un pays sud-américain ou africain atteint par la fièvre jaune.
Précautions à prendre : législation sévère concernant la consommation ou le trafic de drogue ainsi que le tourisme sexuel.
Décalage horaire : GMT/UTC – 3h (à Brasilia)
Poids et mesures : système métrique
Electricité : attention, le courant électrique n’est pas standardisé et peut varier entre 110V et 220V. Apportez un transformateur et vérifiez avant de brancher vos appareils électriques !
Indicatif téléphonique : + 55
Ambassade de France au Brésil : Avenida das Naçoès – Quadra 801 Lote 04 – CEP70404 900 Brasília DF – tél. +55 (61) 33 129 100 ; fax. +55 (61) 33 129 108 ; www.ambafrance-br.org.br
Consulat de France à Rio de Janeiro : Avenida Presidente Antônio Carlos 58 – 6e étage – Rio de Janeiro – tél. +55 (21) 22 101 272
Ambassade du Brésil en France : 34, cours Albert Ier 75008 Paris – tél. +33 (0)1 45 61 63 00 ; fax. +33 (0)1 42 89 03 45 ; www.bresil.org

Quand partir ?

Le Brésil se visite toute l’année. De décembre à février, période des vacances d’été au Brésil, l’affluence est intense et votre voyage peut s’avérer un peu plus cher. À Rio et dans la région du Sud, la chaleur peut être étouffante. L’été est aussi la période la plus festive au Brésil.

Fêtes et festivals

Le carnaval, bien sûr ! Il débute le vendredi précédant le mercredi des Cendres et dure 5 jours. Célébré dans tout le Brésil, le carnaval est particulièrement festif à Rio. Le festival d’Olinda, dans le Nordeste, est haut en couleur et fait la part belle à la musique et à la danse afro-brésilienne.

À Goiás Velho, pendant la semaine sainte, la rue principale de la ville s’illumine de centaines de torches lors d’une procession qui retrace la Passion du Christ. Cinquante jours après Pâques, la ville de Pirenópolis fête l’Esprit-Saint, ou Cavalhada, et replonge dans le Moyen Âge pour fêter la victoire de Charlemagne sur les Maures.

Pour finir l’année en beauté, ne manquez pas le 31 décembre sur la plage de Copacabana, à Rio : des milliers de Brésiliens habillés en blanc viennent faire des offrandes à Iemanjá, divinité de la Mer. La soirée est l’occasion de feux d’artifice grandioses.

Nouvel An (1er janvier), Carnaval (février-mars), Pâques, Jour de Tiradentes (21 avril), Fête du travail (1er mai), Corpus Christi (fin mai-juin), Fête de l’Indépendance (7 septembre), Notre-Dame d’Aparecida (12 octobre), Jour des Morts (2 novembre), Proclamation de la République (15 novembre), Noël (25 décembre)

Devise

le real (BRL)

Coût de la vie

Pour un lit dans une auberge de jeunesse, les prix sont raisonnables : de 8 à 20 € environ. Comptez de 30 à 60 € pour une chambre double dans un hôtel confortable et de 60 à 100 € environ (et parfois beaucoup plus) à Rio et São Paulo. Dans les grandes villes, les aparthotels sont économiques : 75 € en moyenne pour une nuit en double. Pendant les vacances estivales (décembre à février), les hébergements dans les grandes villes coûtent souvent 30% plus cher, et peuvent tripler même pendant le carnaval à Rio.

Restauration

  • Repas économique : < 10 R$
  • Repas moyen : 10-25 R$
  • Repas de qualité : > 25 R$

Logement

  • Chambre économique : < 75 R$
  • Chambre moyenne : 75-150 R$
  • Chambre de qualité : > 150 R$

Conseils relatifs à l’argent

Les cartes de crédit Visa, MasterCard, Amex et Diners Club sont acceptées dans bon nombre d’hôtels, de restaurants et de boutiques. La carte Visa est la plus répandue au Brésil et ses détenteurs pourront tirer de l’argent aux distributeurs de Banco do Brasil, de Bradesco, Citibank et HSBC. En ce qui concerne le change des espèces, les dollars US et les euros peuvent être échangés dans les banques, qui affichent souvent des taux intéressants, et les bureaux de change. Les chèques de voyage sont parfois difficiles à changer.

En général, pour la plupart des emplois de services, le pourboire s’élève à 10%. Sachez que les employés qui vous servent gagnent le salaire minimal, insuffisant pour vivre, et ont besoin de cet apport. Il est fréquent de donner un pourboire quand vous achetez un jus de fruits sur un stand, un café ou autre boisson dans un café ou un bar. Les gardiens de parking vivent uniquement de leurs pourboires. Il est courant de donner un pourboire aussi aux pompistes. Dans les taxis, la règle veut qu’on arrondisse le prix de la course au real supérieur.

Habituez-vous à marchander le prix des chambres d’hôtel. Les réductions sont accordées pour un paiement en espèce ou pour des séjours en basse saison. Vous pouvez aussi faire baisser les prix si vous ne souhaitez ni télé, ni salle de bains, ni clim., ou si vous restez plusieurs jours. N’hésitez pas à marchander aussi sur les marchés et à discuter du prix dans les taxis sans compteur.

Culture

Langue

Le portugais parlé au Brésil varie un peu de celui parlé au Portugal.

Salut ! : Oi
Bonjour (le matin): Bom dia
Bonsoir : Boa noite
Au revoir : Tchau
S’il vous plaît: Por favor
Merci (beaucoup): (Muito) obrigado [masculin] : (Muita) obrigada [féminin]
Oui : Sim
Non : Não
Excusez-moi : Com licença
Je suis désolé : Desculpa
Tout va bien (ça va) ? : Tudo bem ?
Tout va bien (ça va) : Tudo bom
Je (ne) parle (pas) portugais : Eu (não) falo português
Je (ne) comprends (pas) : Eu (não) entendo
Parlez-vous français ? : Você fala francês ?
Comment vous appelez-vous ? : Qual é seu nome ?
Je m’appelle : Meu nome é.
Je voudrais aller à : Eu quero ir para.
À quelle heure le … part/arrive-t-il?: A que horas… sai/chega ?

Sports

Le football est une véritable passion nationale. Le beach-volley est également très populaire. Les courses automobiles et le tennis connaissent un engouement constant.

Nourriture

Arroz, le riz blanc, feijão, les haricot noirs et farofa, la farine de manioc, constituent la base de l’alimentation brésilienne. À cela viennent s’ajouter trois composantes : carne, la viande, peixe, le poisson et galinha, le poulet. La feijoada, plat national, est un ragoût de viande et de haricots noirs, servi traditionnellement avec du riz et des tranches d’orange. On notera des variantes régionales. Au Nord, l’influence indienne est forte, on mange beaucoup de fruits et de tubercules. Sur la côte du Nordeste, la cuisine a une saveur plus africaine : piment, lait de coco, épices et la savoureuse huile de dendê (huile de palme). La moqueca, ragoût de poisson ou de fruits de mer, est une spécialité de Bahia. L’acarajé, beignet de haricots rouges, frit dans l’huile de palme et fourré de vatapa (crevettes séchées, piment et tomate), est vendu par les Bahianaises au coin des rues. Dans le Minas Gerais, on prépare la comida mineira, cuisine à base de porc, de légumes et de couve, une sorte de chou frisé. Dans le Sud, la comida gaucha décline les préparations à base de viande savoureuse.

Religion

Le Brésil abrite l’une des plus grandes communautés catholiques du monde. Cependant, d’autres religions et sectes existent. Historiquement, les principales influences furent l’animisme indien, le catholicisme et les cultes africains. Les colons interdisaient aux esclaves noirs de pratiquer leur religion ; pour éviter les persécutions, ces derniers donnaient des noms et une apparence catholiques à leurs divinités africaines. Aujourd’hui, les Églises évangéliques, les cultes afro-brésiliens et les sectes mystiques attirent une partie importante de la population.

Arts

Où que vous alliez, vous rencontrerez des gens qui jouent d’un instrument, chantent et dansent. Peut-être à cause de ses racines africaines, la musique brésilienne est un acte collectif, une cérémonie conviviale. La musique populaire subit les influences de trois continents. La samba canção est un mélange de boléro espagnol et de rythmes africains. Popularisée par la radio dans les années 1930, elle est devenue un symbole national, dont la figure de proue était Carmen Miranda. La bossa-nova, née dans les années 1950, dérive de la musique nord-américaine, avec une dominante de jazz et de samba. Elle remporta un succès international auquel « La Fille d’Ipanema », d’Antônio Carlos (Tom) Jobim et Vinícius de Morães, contribua grandement. Enfin, les années 1960 virent l’émergence du tropicália (représenté par Gilberto Gil, Caetano Veloso, Rita Lee, Maria Betânia et Gal Costa), qui est une synthèse de multiples influences. Aujourd’hui encore, de nouvelles formes musicales ne cessent de naître au Brésil.

Sur le plan architectural, le centre historique de Salvador de Bahia est considéré comme l’un des plus beaux exemples de construction coloniale portugaise. Dans le Minas Gerais, la ville d’Ouro Prêto (classée au Patrimoine mondial) représente l’âge d’or de l’architecture baroque brésilienne. Le centre de la nouvelle et audacieuse capitale, Brasília, est aussi classé au patrimoine mondial par l’Unesco.

La littérature est passionnante par sa richesse et sa diversité. Machado de Assis en est le brillant précurseur : fils d’esclave émancipé, il travailla comme journaliste à Rio à la fin du XIXe siècle (Dom Casmuro, A.-M. Métailié, 1983). Il n’est plus besoin de présenter Jorge Amado, le romancier brésilien le plus connu à l’étranger, décédé en 2001. Citons deux femmes dont l’œuvre reflète bien le Brésil d’aujourd’hui: Clarisse Lispector (Près du cœur sauvage, 1998) et Lygia Fagundes Telles (Un thé bien fort et trois tasses, Le Serpent à plume, 1995).

A ne pas manquer

Rio de Janeiro

Pour les Brésiliens, Rio est la Cidade Maravilhosa (Ville Merveilleuse). Plus de 7 millions de Cariocas vivent entre l’océan et la montagne, faisant de Rio l’un des lieux les plus densément peuplés du globe. Ses habitants sont réputés pour être particulièrement festifs, mais cela ne doit cependant pas occulter une réalité moins brillante : un tiers de la population vit dans des favelas à flanc de montagne. Malgré de criantes inégalités sociales, tout semble s’achever par la samba. Cette soif de vivre et ce culte de la beauté du corps et de la danse caractérisent les Cariocas. Évidemment, si vous choisissez de découvrir Rio à la période du carnaval, vous plongerez directement au cœur d’une indicible frénésie. Une promenade sur les plages de Copacabana et d’Ipanema, popularisées par les chanteurs de la bossa-nova, s’impose. Brésiliens et touristes s’y croisent pour boire une bière glacée en regardant un match de foot ou bronzer, entre richesse ostentatoire et extrême pauvreté. Prévoyez également une excursion au Pão de Açúcar (Pain de Sucre), au Corcovado, surmonté du célèbre et impressionnant Cristo Redentor (Christ Rédempteur) et dans un club de samba du quartier de Lapa, haut lieu de la vie bohème de Rio. Le centre ancien, entre le Teatro Municipal et le port, vous permettra de vous faire une idée de l’architecture carioca de l’époque coloniale.

Salvador de Bahia

Tâchez de passer au moins une semaine à Salvador de Bahia (ou Bahia). La Salvador historique est facile à visiter à pied et comprend le fameux quartier de Pelourinho, classé au Patrimoine mondial. Les splendides églises et demeures des XVIe et XVIIe siècles, ainsi que l’impressionnant quartier colonial, sont agréables à visiter le matin. La Catedral Basílica est un magnifique exemple d’architecture jésuite. L’Igreja São Francisco est une somptueuse église baroque construite par les esclaves africains. Ceux-ci, contraints de bâtir l’église de leurs maîtres, s’exprimèrent à travers leur travail : statues grimaçantes, anges gratifiés d’énormes sexes, figures féminine enceintes. L’Igreja NS do Bonfim est réputée pour ses guérisons miraculeuses. La salle des miracles est remplie d’ex-voto. Pour les les adeptes du candomblé (culte afro-brésilien), c’est l’église la plus importante. L’une des plus grandes fêtes de l’État, la « Lavagem do Bonfim », s’y déroule en janvier. Moins connu que celui de Rio, le carnaval de Salvador est une fête plus authentique. Salvador est également La Mecque de la capoeira (on y donne de nombreux cours).

L’Amazonie

L’Amazonie est un gigantesque écosystème composé de rivières et de forêts, couvrant la moitié du Brésil et débordant sur les pays voisins. L’État de l’Amazonas, le plus vaste du Brésil, couvre la quasi-totalité du bassin amazonien occidental. Manaus, sa capitale, située au milieu de la jungle au bord du Rio Negro, compte 1,6 million d’habitants. Le célèbre Teatro Amazonas, dessiné en 1896 par Domenico de Angelis dans un style néoclassique éclectique, symbolise l’opulence du Manaus d’autrefois. C’est à partir de Manaus que sont organisées la plupart des expéditions dans la jungle. Il est utile de comparer les propositions des agences ; préférez les périodes les moins touristiques pour entreprendre votre découverte de l’Amazonie.

Ouro Prêto

Véritable joyau architectural du Minas Gerais, autrefois centre de l’extraction aurifère du Brésil, Ouro Prêto est situé au pied de la chaîne de la Serra do Espinhaço. Cette magnifique ville coloniale offre des promenades le long de ses rues étroites et sinueuses. De nombreuses églises et musées méritent une visite. La ville s’élève à plus de 1 000 m au-dessus du niveau de la mer et sa température varie de 2 à 28°C. Pluie et brouillard peuvent sévir toute l’année. Si vous arrivez de Rio, vous apprécierez la fraîcheur d’Ouro Prêto. On y croise beaucoup de touristes et les prix des hôtels et des restaurants s’en ressentent. De là, vous pouvez envisager une excursion dans les autres cidades históricas, le long de la « route de l’or » reliant le Minas à la côte au XVIIIe siècle, ou dans les stations thermales du Minas Gerais, ou encore découvrir les nombreuses galeries d’art ou les grottes préhistoriques des environs de Belo Horizonte.

Les chutes d’Iguaçu

Prenant sa source dans les montagnes côtières du Paraná et du Santa Catarina, le Rio Iguaçu serpente vers l’ouest sur 600 km. Il s’élargit majestueusement et contourne une magnifique forêt avant de plonger dans le vide en formant d’époustouflantes cataractes. On compte 275 chutes qui s’étalent sur plus de 3 km de large et plongent de 80 m de hauteur. Les chutes d’Iguaçu sont réparties entre le Brésil et l’Argentine, un parc national transfrontalier entoure les chutes et offre une large palette d’activités. Le moment idéal pour vous y rendre est d’août à novembre.

A voir également....

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