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Ecrit le 3 janvier 2010 par Dom'

carte bolivie

carte bolivie

source Lonely Planet

Introduction

Enclavée entre ses grands voisins et dotée de paysage andins à couper le souffle, la Bolivie fait figure de toit des Amériques.

Sa population, à majorité indienne, perpétue des traditions ancestrales héritées des civilisations précolombiennes tiahuanaco et inca, toujours auréolées de mystère. Il s’agit d’une destination en tous points passionnante pour les voyageurs épris d’aventure et de chocs culturels.

Destination

Intitulé officiel du pays : État plurinational de Bolivie
Capitale : La Paz (capitale administrative) et Sucre (capitale constitutionnelle)
Superficie : 1 098 580 km²
Population : 9 775 246 habitants
Peuples et ethnies : 30% d’Indiens Quechuas, 30% de métis, 25% d’Indiens Aymaras, 15% d’Européens (principalement d’ascendance espagnole)
Langues : espagnol et langues indiennes (aymara et quechua)
Religions : 95% de catholiques, 5% de protestants
Institutions politiques : république parlementaire
Président : Juan Evo Morales Ayma

Economie

La Bolivie fait partie des pays pauvres très endettés et dépend encore en grande partie des organismes multilatéraux comme la Banque Mondiale. Cependant, le pays a vu une dette de 120 millions de dollars effacée par la Banque Mondiale fin 2005, ce qui a ouvert la voie à un nouvel élan économique.
PIB : 43,08 milliards de $US
PIB/Hab : 4 500 $US
Croissance annuelle: 5,6%
Principales activités : outre le zinc, le gaz naturel et le soja, qui comptent parmi les principales exportations boliviennes, le pays produit également du café, du sucre, du coton, du maïs et du bois. Les marchés de la coca, des graines de tournesol (pour l’huile) et du chocolat biologique sont en progression.
Principaux partenaires : États-Unis, Brésil

Infos pratiques

Visas : les ressortissants de l’Union européenne, de la Suisse et du Canada n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de 30 jours. Un cachet d’entrée autorisant un séjour de 30 jours est apposé sur le passeport à l’arrivée. Sans lui, une taxe sera exigée pour la sortie du territoire.
Santé : attention aux problèmes liés à l’altitude et prendre des précautions face à diverses maladies (choléra, hépatite, paludisme, rage, dengue, maladie de Chagas, leishmaniose). La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée et la mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite est nécessaire. Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites A et B. Surtout ne pas boire de l’eau du robinet.
Précautions à prendre : le risque « d’enlèvements express », en particulier avec la complicité des chauffeurs de taxi et de faux policiers, est très élevé. Il est recommandé d’éviter de prendre un radio taxi au hasard dans la rue. Un nombre important d’enlèvements est signalé dans le quartier de Sopocachi à La Paz, en particulier en soirée et la nuit.
Décalage horaire : GMT/UTC – 4h
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 V, 50 Hz (110/220 V, 50 Hz à La Paz)
Indicatif téléphonique : + 591
Ambassade à l’étranger : Avenida Hernando Siles n° 5390, Casilla 717 La Paz – tél. +591 (2) 214 99 00 ; fax. +591 (2) 214 99 01 ; www.ambafrance-bo.org
Ambassade en France : 12, avenue du Président-Kennedy 75116 Paris – tél. +33 (0)1 42 24 93 44 ; fax. +33 (0)1 45 25 86 23 ; www.amb-bolivie.fr

Quand partir ?

Située dans l’hémisphère sud, la Bolivie traverse un hiver sec de mai à octobre et un été pluvieux de novembre à avril. Froids l’hiver, les régions montagneuses et l’Altiplano connaissent l’été des inondations soudaines submergeant parfois les routes. Dans les plaines tropicales, la période estivale se traduit par une chaleur moite, de la boue, une prolifération d’insectes et des averses incessantes qui affectent les transports. Les touristes affluent principalement l’hiver (fin juin-début septembre), la saison des grandes fêtes boliviennes.

Fêtes et festivals

Les fêtes boliviennes correspondent pour la plupart au calendrier liturgique ou à la célébration d’événements historiques et politiques. Au milieu de la musique, des danses folkloriques et des processions, l’alcool coule souvent à flots dans une atmosphère débridée. Parmi les manifestations majeures, citons la Fiesta de la Virgen de Candeleria donnée en l’honneur de la Vierge pendant une semaine entière. Celle de Copacabana, qui se déroule début février au bord du lac Titicaca, mérite une mention spéciale. La carnaval, fêté dans tout le pays une semaine avant le Carême, a un retentissement particulier à Oruro. Début mars à Tarabuco, le Phujlay commémore la bataille de Jumbate. La Festividad de Nuestro Señor Jesús del Gran Poder se tient à La Paz en mai-juin. Enfin, le 6 août est le jour de la fête de l’Indépendance.

Nouvel An (1er janvier), Carnaval (fév-mars), Semana Santa (mars-avr), Fête du travail (1er mai), Fête Dieu (mai), Fête de l’Indépendance (6 août), Fête de Christophe Colomb (12 octobre), Jour des morts (2 novembre), Noël (25 décembre). Chaque département a institué en plus son propre jour férié.

Devise

le boliviano (BOB)

Coût de la vie

La Bolivie fait partie des destinations bon marché. Si vous voyagez avec un petit budget, comptez 10 $US par jour. Pour davantage de confort, prévoyez 20-30 $US. À partir de 35 $US, vous profiterez au maximum de votre séjour.

Restauration

* Repas économique : < 35 bol * Repas moyen : 35-70 bol * Repas de qualité : > 70 bol

Logement

* Chambre économique : < 110 bol * Chambre moyenne : 110-180 bol * Chambre de qualité : > 180 bol

Conseils relatifs à l’argent

Vous avez tout intérêt à vous munir de dollars américains, la seule devise étrangère acceptée dans l’ensemble du pays. Les monnaies des pays limitrophes sont convertibles dans les zones frontalières et dans certaines casas de cambio de La Paz. Tous ces bureaux acceptent les dollars mais pas toujours les Travellers chèques. On peut également changer de l’argent dans les agences de voyages, les bijouteries, les boutiques d’électroménager et les pharmacies. Demandez expressément des petites coupures. L’utilisation des principales cartes de crédit se limite aux grandes villes.

Culture

Langue

Malgré son statut de langue officielle, l’espagnol n’est parlé que par 60 à 70% des Boliviens, et souvent comme deuxième langue. Le reste de la population s’exprime en quechua, la langue des Incas, ou en aymara, l’idiome de l’Altiplano.

Quelques expressions utiles :

Bonjour (le matin) : Buenos días
Bonsoir : Buenas tardes
Bonne nuit : Buenas noches
Au revoir : Adíos, hasta la vista
Comment allez-vous ? : Que tál usted ?
S’il vous plaît : Por favor
Merci : Gracias

Nourriture

Les plats de viande accompagnés de riz, de pommes de terre et de salade, constituent l’essentiel de la cuisine bolivienne. La llajua, une sauce à base de tomate et de piment, sert parfois à relever les mets. Pour arroser le tout, les Boliviens boivent de la bière, du vin et de la chicha, un alcool de maïs particulièrement fort.

Religion

Si la population est à 95% de confession catholique, on assiste cependant dans les zones rurales à un véritable syncrétisme entre christianisme et croyances indiennes. Celui-ci se manifeste par un folklore religieux particulièrement riche.

Arts

Chaque région possède une tradition musicale bien ancrée. La musique des Andes prend des tonalités mélancoliques et obsédantes sur les hauteurs désolées de l’Altiplano et se traduit par des rythmes plus entraînants dans la région de Tarija. Des danses comme la cueca, l’auqui-auqui et le tinku occupent une place importante dans la culture populaire. L’artisanat produit surtout des tissages et des travaux d’aiguille aux vives couleurs, hérités d’un savoir-faire trois fois millénaire.

A ne pas manquer

La Paz

La Paz détient le record d’altitude pour une capitale, soit 4 000 m. Agrippée aux flancs pelés d’un canyon, elle séduit moins par son paysage désolé que par le mode de vie et la spécificité culturelle de ses habitants. Il suffit en effet de flâner dans les rues pour croiser une foule bigarrée d’Indiennes en chapeaux melon et larges jupes de couleurs vives, des hommes d’affaires tirés à quatre épingles, des militaires toutes mitraillettes dehors et des mendiants sous plusieurs couches de haillons, assoupis à l’abri des auvents.

La population se rassemble autour de la superbe église San Francisco (1549) qui arbore un style espagnol mêlé d’influences locales. Derrière l’édifice, le marché aux sorcières vend toutes sortes d’amulettes et de potions mais aussi des bijoux en argent et des friandises. Le museo Costumbrista Juan de Vargas, contient d’intéressants diaporamas sur la ville et ses traditions populaires tandis que le museo de Metales preciosos pre-columbinos, ou musée de l’Or, expose des pièces d’orfèvrerie antérieures à la conquête espagnole.

Le gros des hôtels et des restaurants bon marché se concentre entre la calle Manco Capac et le Prado. Si vous aimez sortir, de nombreux bars, cinémas et spectacles de musique folklorique contribuent à la vie nocturne ainsi que plusieurs discothèques de qualité.

Lorsque le besoin de nature se fera sentir, la valle de la Luna, un ensemble de petits canyons et de pics usés par l’érosion, s’étend à seulement 11 km de La Paz. D’autres endroits dignes d’intérêt vous attendent dans un rayon de 70 km autour de la capitale. Ne manquez pas l’Illimani (6 460 m), le plus beau sommet de Bolivie, ni la vallée du Zongo avec ses cavernes de glace et ses lacs turquoise à l’ombre de l’Huayna Potosí. Enfin, toute visite de la région passe obligatoirement par le site archéologique de Tiahuanaco, berceau de la civilisation précolombienne qui précéda l’empire inca en Bolivie.

Le lac Titicaca

Considéré à tort comme le plus grand lac navigable du monde (il en existe en effet de plus vastes au Chili et au Pérou), le lac Titicaca couvre une superficie de 233 km sur 97 et fait l’objet d’un véritable culte chez les populations indiennes vivant sur ses berges découpées. Parmi les trente-six îles qui émergent des eaux bleutées, l’isla del Sol et l’isla de la luna figurent d’ailleurs au nombre des lieux associés aux mythes fondateurs incas. Copacabana, la plus grande ville de la région, possède une belle cathédrale blanche d’inspiration mauresque et accueille chaque année la Fiesta de la Virgen de Candelaria. L’isla Suriqui est célèbre pour ses embarcations traditionnelles en totora (sorte de roseau) tandis que l’isla Kalahuta abrite des chullpas, de curieuses tours funéraires incas. À en croire la légende, l’isla Incas dissimulerait un réseau de passages souterrains reliés à Cuzco, l’ancienne capitale des Incas située en territoire péruvien.

La moitié du lac se trouve au Pérou et Puno constitue la meilleure base pour entreprendre une excursion dans cette partie.

Cochabamba

Réputée pour son climat plaisant en toutes saisons et le goût immodéré de ses habitants pour la boisson, Cochabamba occupe une cuvette fertile, entourée de champs et de collines. Fondé en 1574, ce grand centre économique demeura longtemps le grenier à blé du pays. Prospère et ouverte au progrès, la ville conserve néanmoins de nombreux vestiges du passé comme sa cathédrale (XVIe siècle), le couvent de Santa Teresa (XVIIIe siècle) et les collections du musée Archéologique.

Sorata

Somnolant à 2 700 m d’altitude, au creux d’une vallée verdoyante dominée par les pics enneigés de l’Illampú (6 362 m) et de l’Ancohuma (6 427 m), la petite ville de Sorata bénéficie d’un cadre splendide. Ses nombreux visiteurs ne s’y trompent pas et tombent immanquablement sous le charme. La grotte de San Pedro, à 10 km de l’agglomération, renferme un lac souterrain.

Tupiza

Tupiza se niche au cœur d’un paysage spectaculaire qui séduit tous les amateurs de paysages désertiques et de grands espaces. Cette ville jeune et cultivée se tient dans la vallée du río Tupiza que surplombe le massif escarpé de la cordillera de Chichas. À vous, rochers multicolores, gouffres, rivières limpides et forêts de cactus sous un ciel sans nuage !

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