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Ecrit le 19 octobre 2010 par Dom'

2 Commentaires

Frontière Bolivie Brésil le 14 octobre 2010

Frontière Bolivie Brésil le 14 octobre 2010

Mais d’aventures en aventures…

de bus en bus….

Vous aimez les anecdotes, celles-ci vous plairont !

Si vous lisez cet article, c’est que je suis à Salvador de Bahia…après seulement 6 jours de trajet !

Me voilà donc parti pour le Brésil, Brazilia pour rejoindre Salvador, pas le chanteur, mais de Bahia et profitez de cette ville tant appréciée pour sa cité coloniale, ses plages, on dit que c’est la ville la plus sensuelle du Brésil, je me dois d’aller vérifier !

Reprenons….

Départ de Sucre pour Santa Cruz, en Bolivie le 12 octobre à 17h00. Bus local, bondé, suis seul gringo à bord ! Comme d’habitude !Après avoir traversé de nombreuses routes de terre et cailloutées, nous voici, vers les minuits, stoppés à une barrière de police. Une file de bus s’amoncelle. En effet, le pont que nous devons traversé est devenu trop fragile et est donc interdit..Après plusieurs négociations du chauffeur et de son copilote..nada, « es no possiblo ! ».Le chauffeur, contrarié recule et emprunte un chemin à travers la cordillère des Andes, éclairée par une pleine lune au ciel parsemé d’étoiles. Après 20 mn de routes sinueuses, le bus s’arrête. C’est à ce moment que le copilote, muni de sa lampe torche dernier modèle…cherche la route ! A droite ? Non…A gauche ? Peut être ! On prend la voie de gauche, caressé par les branches de la forêt de tous les cotés…Et nous voici après 5 bonnes minutes de nouveau arrêtés dans le noir, toujours en plein milieu de la cordillères des Andes…. Un tas de terre de plus de 3 mètres bloque la route sur la gauche, et un trou de près de 4 mètres  sur la droite…C’est alors que le chauffeur, copilote commencent à escalader le bus et …apparaissent avec des pelles et des pioches…et les voilà à déblayer la route afin de faire passer le bus ! Le tas de terre diminué, 2 heures plus tard, on nous demande d’évacuer le bus et de passer derrière le tas de terre diminué de moitié…au début, tu rigoles, après tu souries, plus tard tu croises les doigts ! Nous voilà donc en première ligne pour voir arrivé notre bus de derrière le tas de terre..Le bus s’engage, accélère et ….s’enlise et patine et commence à glisser vers le trou…oups ! Arrêt du bus, et les voilà repartis afin de permettre à la roue enlisée de sortir…2h plus tard, l’opération semble correcte et nous sommes mis à contribution (pas les femmes ni les enfants!) et me voilà donc à plus de 3h du mat, toujours en pleine cordillère des Andes, en pleine obscurité, à pousser un bus bolivien afin de rejoindre Santa Cruz ! Sur le moment, afin de me « déstresser », j’utilise une technique qui m’est propre, je cherche tout autour de moi, s’il n’y a pas une caméra cachée ou Marcel Beliveau qui va débarquer, je vous assure cela détend ! Bref, après nos poussées «fuerte » , le bus sort de son tas de… terre et rejoint l’autre coté du chemin..nous étions sauvés, le bus contourna le pont et nous arrivons à Santa Cruz vers les 10h du matin soit à peine 17 heures de route.

Arrivé à Santa Cruz, mon bus pour la frontière bolivienne Quijarro est à 16h et un contact que je dois appeler à mon arrivée doit me permettre de rejoindre Carumba la frontière brésilienne.

Ce bus n’a pas eu de problème, arrivée à 5h à Carumba..(13h de bus) mais elle est où la frontière ? Ha me faut prendre un taxi ! Faut le dire ! Et me voilà à 5h30 au service Migration à la frontière..qui ouvre ses portes à 8h…grrrrr… Le file de boliviens s’amoncelle petit à petit derrière moi, je leur explique « ici salida bolivie et derrière le pont entrada Brazil ! »….8h arrive, suis le premier à pénétrer ce ridicule local de migration, passeport en mains « salida Bolivia », un tampon et hop…je dis adios à mes collègues, et traverse le pont pour rejoindre le service migration brésilien, je remplis ma fiche et hop, un tampon Entrada Brazil sur mon passeport…. Je suis au Brésil ! Mais visiblement pas mon contact…Grrrr… Mes collègues boliviens me rejoignent et je profite de demander à l’entre d’eux de téléphoner avec son cellulaire à mon contact…Il arrive à le joindre et quoi ? Mon contact m’attend avec mon billet de bus pour Brazilia…en Bolivie…Oups….Discretos, je retourne clandestinement en Bolivie et attend mon contact. C’est vers 10h qu’il arrive et me donne mes billets de bus, le premier pour Campo Grande à 23h59 et le second pour Brazilia 8h le surlendemain…Je prends un taxi pour la gare Brésilienne de Carumba et attend presque 14h le bus pour Campo Grande. Les bus brésiliens sont davantage confortables et les routes sont bitumées. Me voilà donc le vendredi 14 à 8h du matin à prendre mon bus pour Brazilia… 22h plus tard, je ne savais pas qu’il fallait descendre du bus quelque part pour la correspondance, personne ne parle ni espagnol, ni anglais, c’est une horreur, je suis passé par Sao Polo, longé Rio Janeiro, changé 4 fois de bus avec le même ticket qui ne ressemblait plus a rien…un cauchemar…J’arrive enfin à la gare routière de Brazilia, plus de bus pour Salvador, complet ! Je fais la connaissance de Agusto, jeune brésilien vendeur de bijoux sur la plage, qui veut aller à Salvador et parle espagnol (tout comme moi !) ; il choisit  de faire un détour, je ne souhaite plus de détours ! Je prendrais celui de demain dimanche 8h qui doit me déposer à Salvador le lundi 8h (24h de bus) en espérant que cette fois-ci il est direct mais 24h, je doute…Agusto m’accompagne vers un taxi et lui demande de me déposer à un hôtel près de la gare…J’y suis ! Pas de wifi, c’est à Banderiantes, rue parsemée de commerces (selles de cheval, bottes de cow boy, foin ….), pas grave je dois me doucher et dormir…cela fait que 4 jours que je dors dans les bus ! Les condors ont l’ouïe fine et surtout l’odorat affuté !…

Conclusions : Si tu as du temps, prend le bus et promène…Si tu es juste, il existe un avion de Santa Cruz via Ascension (Paraguay) qui fait le trajet dans la journée…A savoir, j’aurais pris l’avion, mais l’histoire n’aurait pas été la même !

Gros poutoun et Adeus !

Dom’

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2 Réponses à “Bem-vindo ao Brasil”

  1. avatar

    xoliv

    8 years ago

    quel trajet !!! ouf ! ah l’avion l’avion l’avion …
    on veut des preuves [photos].

  2. avatar

    isa

    7 years ago

    salut,
    alors ce périple
    avec ses avantages ses inconvéniens bref tu as plein d’images, de visages, d’histoires à raconter et encore pour longtemps
    allez à plus
    bizette
    isa

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